17 mai, IDAHOBIT : une journée mondiale célèbre la diversité sexuelle et de genre au cœur de la démocratie
- Le 17 mai, le monde entier célèbre la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOBIT)
- Cette journée marque l’anniversaire de la décision prise en 1990 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de ne plus considérer l’homosexualité comme un trouble mental
- En 2026, les gens du monde entier célébreront l’IDAHOBIT sous le thème « Au cœur de la démocratie »
- Le groupe consultatif de l’IDAHOBIT estime que des manifestations auront lieu dans plus de 60 pays et territoires à travers le monde
Ce communiqué de presse est publié par le Groupe consultatif IDAHOBIT, qui rassemble 18 organisations et réseaux œuvrant à la promotion des droits des personnes LGBTQIA+ aux niveaux mondial et régional.
ILGA World assure la coordination de ce groupe, qui comprend également : APCOM, Asean SOGIE Caucus, Asia-Pacific Transgender Network, CariFLAGS, EATHAN, LGBTI ERA, Global Alliance for Trans Equality (GATE), GIN-SSOGIE, IGLYO, ILGA Asia, ILGALAC, IPPF, Out Leadership, SOGI Campaigns, TGEU, et Workplace Pride.
Genève (Suisse), 15 mai 2026 – Des groupes locaux aux institutions mondiales, des personnes du monde entier s’uniront le 17 mai pour célébrer la diversité sexuelle et de genre dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOBIT). Le groupe consultatif de l’IDAHOBIT estime que des événements auront lieu dans plus de 60 pays et territoires à travers le monde.
Célébrée chaque année depuis 2005, cette journée marque l’anniversaire de la décision prise en 1990 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de ne plus classer l’homosexualité parmi les troubles mentaux.
Au fil des ans, l’IDAHOBIT a rassemblé des personnes, des organisations et des gouvernements du monde entier afin de sensibiliser le public à la manière dont la stigmatisation, la violence et la discrimination continuent d’affecter les personnes avec des orientations sexuelles, des identités et des expressions de genre, ainsi que des caractéristiques sexuelles diverses, et de plaider en faveur de lois et de politiques permettant aux personnes LGBTQIA+ d’exercer pleinement leurs droits.
Le thème pour 2026 : « Au cœur de la démocratie »
En 2026, le monde célébrera l’IDAHOBIT sous le thème « Au cœur de la démocratie ». À l’heure où des gouvernements réactionnaires attaquent la diversité sexuelle et de genre ainsi que l’autonomie corporelle – une tactique récurrente visant à tester la résilience des systèmes démocratiques –, les actions des personnes LGBTQIA+ et de leurs alliés rappellent que les sociétés ne peuvent s’épanouir que lorsqu’il existe une véritable équité et une véritable justice pour tous.
« Peu importe où nous vivons, qui nous sommes ou les croyances qui nous animent, la plupart des gens souhaitent cultiver des quartiers et des communautés où chaque vie peut s’épanouir . Mais aujourd’hui, partout dans le monde, des gouvernements réactionnaires empoisonnent nos jardins avec les mauvaises herbes envahissantes que sont leurs politiques autoritaires et leurs lois discriminatoires.
À maintes reprises, les personnes LGBTQIA+ ont résisté, ont retroussé leurs manches aux côtés de toutes les personnes bienveillantes soucieuses de leurs communautés, et ont semé les graines du changement. À l’occasion de l’IDAHOBIT 2026, et chaque jour, vous êtes invités à vous joindre à nous — au cœur de la démocratie : ensemble, nous pouvons préparer le terrain pour un avenir meilleur pour chaque personne. »
Groupe consultatif IDAHOBIT
Pour obtenir la liste des événements enregistrés dans tous les pays du monde, ainsi que des ressources et des conseils sur la manière de célébrer cette journée, veuillez consulter le site may17.org.
L’année écoulée en matière de droits des personnes LGBTQIA+ : la criminalisation s’intensifie
La vague actuelle de recul démocratique se manifeste alors que les gouvernements renoncent à leur promesse d’équité et de justice pour tous. Tout au long de l’année 2025, les gouvernements ont réduit l’aide étrangère qui permettait aux organisations de la société civile de fonctionner, précisément au moment où les mouvements d’extrême droite et les gouvernements autoritaires tentaient de démanteler les acquis sociaux.
Comme l’indiquent les données de la Base de Données de ILGA World, le nombre de pays qui criminalisent les actes sexuels consensuels entre personnes du même sexe a augmenté pour la première fois depuis des années : 65 États membres de l’ONU ont encore de telles lois en vigueur.
Au moins 62 pays imposent des restrictions à la liberté d’expression en matière de diversité sexuelle et de genre. Si des lois protégeant les individus contre les crimes de haine fondés sur l’orientation sexuelle existent dans 63 États membres de l’ONU, seules 40 le font sur la base de l’identité de genre, 10 sur celle de l’expression de genre et 8 sur celle des caractéristiques sexuelles.
Malgré ces revers, des progrès continuent toutefois d’être enregistrés. Le Conseil des droits humains a renouvelé le mandat du seul expert des Nations unies explicitement chargé de protéger les personnes LGBT et de genre divers contre la violence et la discrimination. Des victoires juridiques ont été remportées à l’échelle mondiale : Sainte-Lucie a dépénalisé les relations sexuelles consensuelles entre personnes du même sexe, et la République dominicaine a fait de même pour ses forces armées.
Les tribunaux ont confirmé nos droits : la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu des arrêts clés sur les droits des personnes transgenres et la reconnaissance du mariage entre personnes de même sexe dans tous les États membres de l’UE. À Hong Kong, un juge a reconnu le fils d’un couple de lesbiennes, alors qu’un seul des parents avait été inscrit comme mère de l’enfant pendant des années. La Haute Cour d’Eldoret, au Kenya, a ordonné au gouvernement d’adopter une législation protégeant les personnes transgenres — une première sur le continent. Aux États-Unis, la Cour suprême a rejeté les tentatives visant à annuler son arrêt de 2015 sur l’égalité du mariage. Des dizaines de milliers de personnes ont bravé l’interdiction de la Fierté de Budapest, marquant ainsi un moment historique pour la démocratie européenne. Le Conseil de l’Europe a établi ses premières normes en matière de droits humains des personnes intersexes, et le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a publié son premier rapport sur la discrimination et la violence à l’égard des personnes intersexes.
À ce jour, 17 États membres de l’ONU ont mis en place des interdictions des « thérapies de conversion » au niveau national, tandis que 9 ont introduit des restrictions à l’échelle nationale concernant les interventions non nécessaires sur les jeunes intersexes. En outre, 18 États membres de l’ONU autorisent la reconnaissance légale du genre sans conditions préalables restrictives à l’échelle nationale, et 37 ont légalisé le mariage pour tous.