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Sénégal: Un ministre britannique pour renforcer les 'valeurs partagées'

in SENEGAL, 08/05/2012

Le ministre britannique chargé des Affaires africaines, Henry Bellingham, est attendu ce dimanche au Sénégal, pour une visite de deux jours, dans le cadre d’une tournée en Afrique de l’Ouest.

Selon un communiqué rendu public par l’ambassade de Grande-Bretagne à Dakar, le ministre britannique, qui effectue sa première visite au Sénégal, 'sera accompagné d’une délégation commerciale composée de 20 hommes et femmes d’affaires relevant des secteurs du pétrole et du gaz, des infrastructures, ainsi que des services financiers».

Au cours de cette visite, Henry Bellingham, qui «rendra une visite de courtoisie au président Macky Sall rencontrera également des ministres, des leaders politiques ainsi que des opérateurs économiques.

La Grande Bretagne qui, dès le lendemain de l'élection du président Macky Sall, avait manifesté une volonté particulière de renforcer sa coopération avec le Sénégal, entend vivement marquer ce désir 'd’améliorer et de promouvoir ses relations commerciales avec le Sénégal'.

C'est ainsi que le ministre britannique, lors de sa visite 'prononcera un discours à la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD) sur le thème: 'Prospérité partagée et valeurs partagées: Le Sénégal et le Royaume-Uni, partenariat pour l’avenir', précise le communiqué.

Mais il importe de rappeler que, depuis 2011, Londres attache une toute nouvelle condition à son aide internationale, depuis que le Premier ministre britannique, David Cameron, avait indiqué que le Royaume-Uni allait couper son aide aux pays africains disposant d'une législation contre les homosexuels.

Le Ghana, tout comme la Tanzanie, avait désavoué le Premier ministre britannique, par son président, John Atta-Mills, qui avait servi la réponse du berger à la bergère, affirmant que David Cameron 'n'a pas le droit d'indiquer aux autres pays souverains ce qu'ils devraient faire, en particulier lorsque leurs normes sociales et leurs idéaux sont différents de ceux qui existent dans la société du Premier ministre britannique'.

Au Sénégal, l'homosexualité, vivement combattue au sein de la société, avait occupé le haut des débats, par la presse interposée, à la suite d'un mariage entre homosexuels qui s'était terminé devant le Parquet. Mais le sujet n'a pas manqué non plus de s'inviter dans les discours de la toute dernière période électorale, au plus fort des joutes oratoires, des échanges d'accusations et démentis, entre l'opposition et la coalition au pouvoir.

Par ailleurs, la Grande Bretagne semble avoir choisi, depuis quelques années, de franchir la barrière artificielle qui veut que les anciens colonisateurs privilégient leurs rapports commerciaux avec les anciennes colonies africaines : les Anglais en Gambie voisine, les Français au Sénégal.

Cependant, jusqu'en 2009, la Grande Bretagne, par son Département du Développement international (Department for International Development - DFID), n'a pu inclure que deux pays francophones, République démocratique du Congo et le Rwanda, dans la liste des 14 pays africains par lesquels Londres comptait renforcer sa pénétration du continent.

Les statistiques révèlent que 90% de l’aide publique britannique pour le continent avaient été dirigés vers ces pays en 2008-2009, pour un montant d'environ 1,17 milliards de livres sterling (environ 1.000 milliards de francs CFA).

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