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Un rassemblement de LGBT au Cameroun finit dans le sang après l'irruption d'un groupe d'anti gay

in CAMEROON, 25/06/2012

Les représentants de plusieurs organisations LGBTI ont été attaqués lors d'un rassemblement organisé dans le cadre des manifestations de la Journée Internationale contre l'Homophobie à Yaoundé. La rencontre avait pour but d'offrir une plateforme ou les jeunes artistes LGBTI pouvaient “transmettre un message positif à la communauté.”

L'attaque a eu lieu lors d'un rassemblement pour marquer la fin des célébrations de la Journée Internationale contre l'Homophobie à Yaoundé la capitale camerounaise.

Le samedi 19 Mai aux environs de 23 les représentants de plusieurs organisations LGBTI montent sur le podium pour discuter de la signification de cette semaine d'activités.

Des applaudissements nourris accueillent les intervenants. La salle s'echauffe. Il est temps de faire la fete. Un défilé de mode, des remises des récompenses, des chansons et des danses sont prévus.

A l'extérieur du jardin environ 10 hommes de la zone voisine de Nkomo se réunissent, ayant appris l'organisation de ce qu'ils appellent “une réunion de pédés.”

“Nous devons mettre fin à cette manifestation” disent-ils. « Nous ne voulons pas d'eux ici »

La nouvelle se répand de bouche à oreille dans le voisinage. Leur nombre s'accroit. Aux environs de minuit ils font irruption dans la salle. L'un d'entre eux jette un meuble au sol.

A l'intérieur, l'atmosphère qui était à la fête a disparu. Tout le monde panique. Certaines personnes se cachent derrière le podium, à la recherche d'une porte de sortie. D'autres se cachent sous les tables. Les organisateurs appellent à l'ordre, essayent de restaurer le calme.

Certains arrivent à s'enfuir, d'autres pas. Certains sont attrapés et battus par le gang d'anti gay.

“Plus de vingt personnes venues à la soirée sont quasiment battues à mort” dit Yannick N, l'un des organisateurs de la soirée. « Les agresseurs eux meme ont dit qu'ils voulaient en finir avec eux.”

 

Certains gays présents ont été dépouillés de leur argent, téléphones portables, bijoux, papiers d'identité, etc. D'autres ont été battus, insultés et blessés. Certaines victimes ont été déshabillées et obligées de rentrer chez elles sans vêtement.

Les agresseurs ont sortis certains gays des taxis. Ils ont poursuivis des jeunes hommes sur plusieurs kilomètres.

Aucun des organisateurs n'a appelé la police parce qu'ils savent par expérience que la police aurait arrêté les victimes gays plutôt que les agresseurs.

Le rassemblement était organisé dans le cadre des manifestations de la semaine IDAHO a Yaoundé avec pour but d'offrir une tribune où les jeunes artistes LGBTI pouvaient “transmettre un message positif à la communauté.” Les gagnants de la compétition pour la meilleure poésie et chanson sur le thème “Lutter contre l'homophobie à travers l'éducation” devaient être annonce lors de la soirée. La manifestation prévoyait également un défilé de mode, des chansons, des danses et des prestations d'artistes connus, mais rien de tout cela n'a eu lieu.

Les précédentes activités de la semaine IDAHO au Cameroun se sont déroulées sans incidents, y compris:

Une manifestation sportive entre des équipes de gays et d'hétérosexuels, désignée pour combattre les idées préconçues sur les gays.

La projection du film “Prayers for Bobby” du réalisateur américain Russell Mulcahy, suivi d'une discussion sur la question de savoir s'il était possible ou non de changer l'orientation sexuelle d'une personne.

Une rencontre de 40 homosexuels qui ont discutés des méthodes pour combattre l'homophobie au Cameroun.

Un panel comprenant un enseignant, un étudiant, un journaliste, un sociologue et autres qui ont discutés des moyens pour mettre fin à la stigmatisation des homosexuels.

Parmi les organisations qui ont sponsorisées la manifestation on comptait Humanity First Cameroon et la Cameroonian Foundation for AIDS (CAMFAIDS).

Yannick N s'est voulu philosophe par rapport aux événements du 19 Mai.

“A l'heure où nous discutions de la manière de combattre l'homophobie à travers l'éducation, ils nous ont rappelé combien il est indispensable que nous trouvions des moyens de changer la vision profondément distordue des LGBTI dans la société camerounaise.”
 

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