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Susel Paredes, ex-Secrétaire Régionale Lesbienne (ILGA-LAC)

in LATIN AMERICA AND CARIBBEAN, 01/02/2010

De la V conférence ILGA-LAC, Curitiba, Brésil, Janvier 2010. Mon nom est Susel Paredes, Secrétaire Régionale Lesbienne (pour ILGA-LAC) jusqu'à cet après-midi. Je suis du Pérou.

Nous sommes ici en Curitiba où se tient une conférence historique, c’est la première fois que l’on réunit 417 personnes de 37 pays pour examiner les problèmes plus importants et signaler nos propositions de solution pour la région ILGA-LAC.


Il me semble que la participation des lesbiennes est très dynamique. Il y a aussi quelque chose de nouveau aussi : nous avons enfin crée un pont entre le Pacifique et l'Atlantique et le Brésil commence à travailler avec nous. Je crois que cette unité entre ce continent qu’est le Brésil et notre continent (le reste de l'Amérique latine et les Caraïbes) est essentiel : elle doit être renforcée ; ce processus d'articulation qui vient de débuter ne peut pas être abandonné, il nous faut persister dans la coordination parce que nous avons en outre beaucoup à apprendre et beaucoup à partager, entre nous, entre les brésiliennes et les autres militantes de la région andine et des Caraïbes.


La maturité des dirigeants a fait que nous avons pu former des listes de consensus, ce qui va nous éviter de dépenser un tas énergie et de temps dans des processus électoraux qui reproduisent le pire de la politique traditionnelle. Avec ce consensus, nous allons en avant dans la formulation de politiques et d’actions. Nous n’échangeons plus les votes contre des choses. Je crois que le processus qui a lieu dans la région andine a quelques caractéristiques particulières mais fondamentalement, je pense que l’on pourrait décider dès maintenant que la non réélection après un mandat soit la norme parce que les gens qui viennent à ILGA ne sont pas des militants récents ou des apprentis ; les gens qui viennent de chacun des pays à cette institution internationale sont déjà expérimentés, ont déjà une capacité de gestion…etcetera. Je pense alors que nous devons faire preuve de générosité et laisser la place à celles qui viennent. Dans le cas des lesbiennes, nous devons apprendre à ouvrir la main pour laisser le travail aux militantes plus jeunes.

Il peut bien sûr arriver que nous ayons, comme dans le mouvement féministe, des « vaches sacrées » ; admirables, mais qui continuent à tenir des positions qui devraient l’être par d’autres, peut être pas de 30 ans mais dans la quarantaine et qui n’ont pas eu l'occasion d’occuper ses positions. Je crois que si nous ne voulons pas répéter les écueils d'autres mouvements, nous devons apprendre à ouvrir la main et à laisser ces autorités apporter au mouvement, à l'institution, à l'organisation, au parti, en leur donnant notre expérience et notre Conseil permanent. Ils doivent pouvoir prendre des responsabilités tout en ayant notre soutien qui leur permettra de faire le meilleur travail possible.

Je crois que la possibilité de nous insérer dans les espaces et occuper des places de pouvoir dans les organisations mixtes et le fait d’avoir des organisations de lesbiennes avec une capacité de pression suffisante, une capacité d'incidence politique puissante, sont deux sujets très importants. Le fait que des lesbiennes dirigent des organisations mixtes est un sujet-clef.


L'autre sujet clef, et peut-être que le plus évident nous est invisible, c’est que nous lesbiennes devons parler de problèmes de santé qui n’ont rien à voir avec les infections de transmission sexuelle. Nous devons parler de sujets concrets comme l'obésité, l'abus d'alcool ; nous devons prendre des actions concrètes sur ces sujets évidents. Cela mérite aussi un acte d'autocritique que nous devons faire le plus rapidement possible.


La relation avec le mouvement féministe est déjà très avancée ; je crois que nous sommes arrivées à un point équilibre et de respect très important, nous ne sommes déjà plus les « petites sœurs » du mouvement féministe ; nous sommes un mouvement qui se met sur un pied d'égalité avec le mouvement féministe et avec le mouvement indigène. Il y a des relations concrètes : la dernière marche de la fierté a été faite en solidarité avec le mouvement indigène. Nous avons une indigène trans leader au Mexique ; nous avons aussi des relations avec le mouvement ouvrier. Il a aussi été possible de commencer à travailler dans quelques syndicats et dans quelques centrales syndicales le sujet de la diversité sexuelle, dans le cadre d’une approche globale, pleine du travail, de l’épanouissement dans le travail.


Je crois que tout ceci avance lentement mais sûrement. La relation avec le mouvement indigène est fondamentale dans une région où il y a quantité de peuples indigènes qui vivent la même situation d'exclusion, de peu de reconnaissance par l'état, qui sont tout aussi invisibles que nous. Je crois que nous devons chercher les points en commun avec chacun de ces mouvements.
Je me suis engagé à soutenir Toli (Toli Iris Hernandez, élue comme secrétaire générale lesbienne iLGA-LAC peu après) avec toutes mes énergies pour qu'elle ait du succès dans sa gestion, et aussi pour celle qui gagnera l’élection pour représenter les lesbiennes de la Région Andine.

En réalité, il y a des tâches comme le suivi du jugement de la juge chilienne Atala, pour qui j’avais fait un Amicus curiae dans la Commission de Droits Humains, qui est déjà passée à la court. Même si je n’occupe plus de poste à l’ILGA, c’est un engagement que je suivrai comme avocate jusqu’à la fin.
 

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