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ONU 2004 – Déclarations par des ONG

in CHINA, 17/05/2004

"La culture" est un thème récurrent lorsque les Nations Unies abordent la sexualité. 

Message soumis par Chung To / Fondation Chi Heng / Chine

À : Ministre des affaires étrangères, République du peuple de la Chine
CC : Représentant Chef du PRC des Nations Unies
Date : 14 mars, 2004
RE : Résolution Brésilienne des Droits de l’Homme et l’orientation sexuelle

Nous sommes un groupe d’individus et d’organisations oeuvrant pour l’harmonie sociale et l’égalité. Nous sommes en faveur du traitement équitable de tous les citoyens en Chine, y compris les lesbiennes, les homosexuels, les bisexuels et les transsexuels, hommes et femmes (LGBT).

La commission des Nations Unies sur les Droits de l’Homme, dont la Chine est membre, tiendra sa 60ième session à Genève du 15 mars au 23 avril, 2004. Nous voudrions attirer votre attention sur le débat sur l’orientation sexuelle généré par le dépôt d’une résolution par le gouvernement brésilien lors de la 59ième session (la " résolution brésilienne ").

Cette résolution attire l'attention des gouvernements sur les violations des droits de l'homme basés sur l’orientation sexuelle et l’identité sexuelle qui est une préoccupation de la communauté internationale et appartient fermement à l’agenda international des droits de l'homme.

Il y a encore des pays où l’homosexualité est punissable par de sévères sentences en prison et parfois la mort. Dans certains pays, lesbiennes, homosexuels et transsexuels font face à d’inimaginables actes de violence, des emprisonnements physiques et mentaux, des traitements de torture et de cruauté (incluant le viol et des traitements médicaux forcés), et l’humiliation. Souvent la police et d’autres autorités sont complices de cette violence.

La " culture " est invoquée plus souvent dans les débats UN sur la sexualité que n’importe quel autre sujet. Mais dans plusieurs pays, la loi qui interdit et condamne l’homosexualité a été introduite par les pays colonisés et ne faisait pas partie de la culture indigène. Les comportements et les pratiques qui aujourd’hui seraient désignés comme homosexuelles faisaient souvent partie d’une culture pré-colonisée tolérante et qui acceptait de tels comportements. Des pays comme le Singapour, la Malaisie et l’Inde, criminalisent les relations de même sexe comme conséquence directe de leur passé colonisé. Hong Kong, durant l’époque de la colonie britannique, avait aussi des lois incriminant les actes homosexuels, celles qui avaient été introduites par les Britanniques. L’homosexualité à été décriminalisée en 1991 à Hong Kong.

La résolution brésilienne ne crée pas de nouvelles normes ou mécanismes. C'est une réaffirmation nécessaire par les gouvernements d’un principe déjà reconnu depuis plus d’un siècle par le traité et la commission des procédures spéciales des UN : la discrimination et les abus commis sur la base de l’orientation sexuelle sont des violations des droits internationaux de l'homme. La Déclaration Universelle des Droits de l'homme, dont la Chine est un signataire, fait état que " Tous les humains naissent libres et égaux dans la dignité et les droits. "

La Chine a une tradition de tolérance envers les diversités sexuelles. Il n’y a actuellement aucune loi incriminant l’homosexualité. Les personnes transsexuelles sont reconnues légalement dans leur nouvelle identité. Le fait que l’homosexualité ait été enlevée de la liste des maladies mentales par la Société Physchiatrique Chinoise en 2001 constitue également un signal positif.

Supporter la résolution brésillienne ne signifie pas nécessairement supporter l’homosexualité. Supporter la résolution signifie que le gouvernement reconnaît que personne ne devrait être le sujet d’emprisonnement, de torture, de violence et de discrimination, sur la base de son orientation sexuelle. Depuis que le Brésil a présenté cette résolution, plusieurs pays autour du monde ont exprimé leur support en appuyant la résolution, ou ont accepté de voter en sa faveur.

Nous croyons que le gouvernement chinois se préoccupe des causes des droits de l'homme et qu'il est engagé à faire respecter l’égalité de ses citoyens. Nous pressons le gouvernement à rejoindre les pays ayant déjà signifié leur soutien à la Résolution brésilienne pour assurer les droits de l'homme à toutes et tous, indifférement de l'orientation et de l'identité sexuelle, et de faire pression sur les autres gouvernements.

Traduction: Nathalie Chantriot



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