Home, Asia, Europe, North America, Latin America and Caribbean, Oceania, Nouvelles, Carte du site

FR

Accueil / Afrique / Cameroon / Articles / Homophobie meurtrière au Cameroun: Des activistes LGBT prennent la parole
chargement de la carte…

Facebook

Homophobie meurtrière au Cameroun: Des activistes LGBT prennent la parole

in CAMEROON, 12/11/2013

Discussion organisée et soutenue par: Camfaids, Alternatives Cameroun, ILGA, Dialogai- Le mercredi 18 septembre 2013 à 18h00 - Dialogai, rue de la Navigation 11-13, Genève

Introduction au panel de Patricia Curzi, ILGA


Merci pour votre présence lors de cette soirée en l’honneur du Cameroun organisée avec notre partenaire Dialogai.

Je désire vous présenter nous intervenantEs de ce soir.
F. M., Alternatives Cameroun, M. E., Camfaids et Saskia Ditishein, Avocats sans frontières, Suisse.

Ces derniers mois une série d’événements au Cameroun nous ont alertés et touchés profondément: menaces par sms aux militants LGBT, menaces et vols dans les locaux d’avocats qui défendent les droits des personnes LGBT, incendie dans les bureaux d’associations avec perte de données, jusqu’à l’assassinat avec torture du militant et ami Eric Ohena Lembembe, directeur exécutif de CAMFAIDS, Camerounian Foundation for AIDS.

Ce soir, avec les invités autour de cette table et avec notre partenaire Dialogai, notre objectif est de mieux faire connaître la situation des droits humains des personnes LGBT au Cameroun. Nous voulons en outre honorer la mémoire d’Eric Ohena Lembembe et faire connaître les initiatives prises par les différents groupes, certaines avec le soutien d’ILGA; c’est aussi une soirée de solidarité et de réflexion sur les actions que nous pourrons mener à l’avenir.

Au Cameroun, l’homosexualité est criminalisée par l’article 347 bis du Code pénal. Les relations sexuelles entre adultes consentants de même sexe sont punies par six mois à 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 20.000 à 200.000 francs camerounais (40 à 400 CHF).

Ces dernières années, les actes homophobes et les violations des droits humains perpétrés par la population et les autorités, y compris la police, ont augmenté. Les défenseurs et avocats qui défendent les droits humains des personnes LGBT sont également menacés.

Malgré les rapports et les multiples communiqués de presse de différents groupes LGBT et d’ONG Internationales comme Human Rights Watch et Amnesty International, l’intérêt et l’attention internationale restent impuissantes et incapables de stopper l’homophobie sans cesse croissante et le harcèlement des militants et des défenseurs LGBT, les discours de haine des représentants religieux et des médias, les actes de violences qui en découlent tant par la population que par les autorités.

Le gouvernement camerounais, quand il ne reste pas silencieux, affirme qu’il n’y a pas de violations des droits des personnes homosexuelles et laisse violations, discours de haine, voire crimes, impunis.

Lors de l’Examen Périodique Universel du Cameroun en mai 2013, 15 pays différents ont fait part de leurs préoccupations sur la situation des personnes LGBT et de leurs défenseurs. Des recommandations ont été faites pour :
- assurer une protection appropriée des défenseurs des droits humains,
- enquêter sur les menaces et agressions que subissent les personnes LGBT, ou présumées telles,
- enquêter sur les menaces et assurer la protection des défenseurs des personnes LGBT,
- enquêter sur les brutalités policières et libérer des personnes arrêtées ou poursuivies arbitrairement sur base de SO & ID;
- mener des campagnes de sensibilisation de la société civile.
- Pour finir, décriminaliser l’homosexualité, qui favorise ce climat violent et homophobe.

Ce 20 septembre le rapport EPU du Cameroun sera adopté lors de la 24e session du Conseil des Droits de l’Homme.

Quelles que soient les réponses du gouvernement camerounais à ces recommandations nous continuerons à demander aux différentes instances que les droits de toutes et tous les citoyens soient respectés, au delà de l’orientation sexuelle et/ou de l’identité de genre.

Aves les groupes LGBT du Cameroun et nos partenaires nous avons fait appel à des différentes instances de l’ONU, à La Commission Africaine des Droits des l’Homme et des Peuples, et à l’Union européenne.

Nous avons fait appel au gouvernement camerounais et lui avons adressé une lettre avec 12 organisations différents, y compris Camfaids et Alternatives Cameroon ici présentes, afin qu’il respecte sa propre Constitution et ses engagements internationaux.

Et bien évidemment ILGA continuera à soutenir nos collègues et amis sur place qui, tous les jours, prennent des risques afin de faire respecter le plus simples des droits : le droit à la vie.

Sans tarder, je donne la parole à nos intervenantEs.


 

Voir aussi aperçu général du panel, ICI


 

Pièces jointes: Flyer Discussion Cameroun
Bookmark and Share