Home, Asia, Europe, North America, Latin America and Caribbean, Oceania, Nouvelles, Carte du site

FR

Accueil / Articles (WORLD) / 36 pays africains continuent à pénaliser les relations sexuelles entre personnes adultes de même sexe
chargement de la carte…

Facebook

marqués avec: rapport / homophobie d'etat / 2013
36 pays africains continuent à pénaliser les relations sexuelles entre personnes adultes de même sexe

in WORLD, 13/07/2013

Gaborone, 13 juillet 2013 - L'Association internationale des lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, trans et des personnes intersexuées - ILGA et sa région africaine «Pan Africa ILGA « PAI » ont présenté aujourd'hui la version française du Rapport 2013 sur l’Homophobie d'Etat, une enquête mondiale sur la criminalisation, la protection et la reconnaissance de l’amour entre personnes de même sexe. Cette nouvelle édition comporte un tableau qui compare les situations législatives dans chaque pays du continent.

«Nous sommes très fiers de la présentation et de la richesse des informations de ce rapport sur l’Homophobie d’Etat", ont déclaré les co-secrétaires généraux de l'ILGA Gloria Careaga et Renato Sabbadini. « Cela le rend plus facile à consulter pour toutes celles et ceux qui veulent connaître les lois qui affectent - positivement ou négativement -. les lesbiennes et les gays dans le monde. Le contenu du rapport fournit à la fois des raisons de bonheur et de colère : si nous voyons de plus en plus de pays qui consacrent l'égalité de l’amour entre personnes de même sexe en adoptant le mariage pour tous et des législations progressistes, les peines de prison et de mort sont encore présentes dans 76 pays dans le monde ».

Un nouveau graphique produit par l'ILGA permet de comparer les situations législatives dans chaque pays d’Afrique. 36 pays africains continuent de criminaliser les relations sexuelles entre personnes adultes et consentantes de même sexe. La punition pour homosexualité peut être la mort, dans le cas de la Mauritanie, du Soudan et de plusieurs régions du Nigeria et de la Somalie.

Pour Linda Baumann (Namibie) et Yahia Zaidi (Algérie), co-secrétaires généraux de Pan Africa ILGA, la fédération régionale d’ILGA qui compte actuellement 85 organisations membres: “L’homophobie d’Etat est en contravention avec la tendance universelle actuelle d’une comprehension plus large du respect et de la défense des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexuées (LGBTI) et de leur relations avec la société dans son ensemble. Les violences faites aux LGBTI sont la manifestation d’une peur irrationnelle et inutile. Les justifier par l’opinion que certains comportements seraient “Non-Africains” en opposition à une africanité intemporelle n’est simplement pas tenable et totalement retrograde”.

Akinyi Ochola, représentante du Secrétariat mondial Femmes d’ILGA tenu par Minority Women in Action au Kenya poursuit: “Le continent africain doit avancer vers une compréhension plus large et intersectionnelle du monde comprenant tant l’individu, la culture que la société. Pan Africa ILGA continuera à faire pression sur les gouvernements africains pour qu’ils choisissent l’autonomie, la liberté et l’égalité du corps de chacun et chacune. ILGA continuera à faciliter la participation de militants et militantes au conseil des droits de l’hommes aux Nations Unies pour confronter les gouvernements africains comme cela a été fait cette année avec le Botswana, le Burundi et le Cameroun. Nous souhaitons également être plus présents à la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples”.
Le rapport, publié par Lucas Paoli Itaborahy et Jingshu Zhu a été présenté le 17 mai devant plus de 30 délégués des Nations Unies, à Genève (Suisse) où ILGA a ouvert un bureau début 2013.

Plus d'informations en écrivant à information@ilga.org

 

Bookmark and Share