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Mariage gay : l’Afrique devance la France

in WORLD, 31/01/2013

En Afrique, vivre son homosexualité au grand jour peut s’avérer être dangereux dans plusieurs pays. Mais il y a en où le mariage entre personnes de même sexe est autorisé.

Sur le continent, c’est l’Afrique du Sud qui ouvre le bal au « mariage pour tous » le 1 er décembre 2006. Le pays arc-en-ciel devient alors le 6e pays au monde à dire « Oui ». Depuis, six autres pays dont la Suède, le Portugal, l’Islande ou encore la Norvège, ont suivi le pas. Désormais, ce sont 12 pays qui autorisent le mariage homosexuel. La France sera-t-elle le 13e ? Elle arrivera en tout cas en retard derrière l’Afrique du Sud mais surtout loin derrière certaines ethnies.

Des ethnies bien avancées

C’est le cas, par exemple, au Kenya et en Tanzanie, où la tradition du mariage entre femmes perdure chez les Kikuyus, les Massaïs, les Kisiis, les Luos ou encore les Kambas. Chez ces ethnies, les femmes riches et âgées qui n’ont pas pu avoir d’enfants sont autorisées à épouser une jeune femme. Cela permet aux vieilles dames et célibataires d’assurer leur descendance.

La femme âgée choisit au sein de sa tribu l’amant de la jeune épouse dans l’unique but de procréer. Dans la partie du nord-ouest de la Tanzanie, les enfants portent le nom de l’homme. Mais il arrive, comme au Kenya, que ce dernier n’ait aucun rôle puisqu’il n’est pas reconnu comme étant le père. Dans tous les cas, l’enfant est élevé par les deux mamans.

« Cette tradition s’applique aux femmes célibataires, veuves, stériles ou qui n’ont pas pu avoir d’enfant. Elles recherchent une femme seule, plus jeune, qui a des enfants ou est en âge d’en avoir. Une fois trouvée, elles font leur demande aux anciens, qui fixeront le montant de la dot. Elle peut être payée en nature ou en argent », |expliquait en 2004 Geoffrey Onsombi->http://www.afrik.com/article7132.html], pasteur à l’Eglise Jesus Glory de Kisii (centre-ouest), à la journaliste et reporter Habibou Bangré pour Afrik.com.

Ces traditions présentent de nombreux avantages. A la mort de la "vieille" maman, la "jeune" maman hérite de sa fortune. Par ailleurs, elles permettent aux femmes qui ne souhaitent pas vivre avec un homme de vieillir sereinement entre elles. Et si le "couple" vit comme n’importe quel autre couple, les relations sexuelles n’existent toutefois pas. Cependant, ces traditions qui existent depuis des siècles font de l’Afrique un précurseur en matière d’homoparentalité.

Méli-mélo entre loi et tradition

Les complications interviennent en cas de rupture. Si les deux épouses souhaitent se séparer, ce sera aux conseils traditionnels de trancher. Parfois, les demandes de divorce atterrissent devant les tribunaux. Ces instances statuent sur des unions tolérées mais non reconnues par la loi en vigueur dans les pays concernés.

Concernant l’héritage, « la progéniture "issue" de ces mariages a les mêmes droits que ceux issus des mariages dits "normaux". En cas de décès, ce sont les enfants mâles qui sont privilégiés par rapports aux femmes », expliquait le pasteur Geoffrey Onsombi.

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