Contributeurs
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Apinda Mpako, Pan Africa ILGA |
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Etre homosexuel en Ouganda est un combat de tous les jours. Dans ce pays où l’homosexualité est violemment réprimée, le combat a peut-être fini par payer un peu. C’est ce que rapporte un journaliste du New Yorker qui a assisté à la première Gay Pride du pays.
L’événement s’est déroulé à Entebbe, sur les rives du Lac Victoria, et a rassemblé une centaine de gays, lesbiennes et transgenres qui ont bravé la peur pour assister à la fête. Le journaliste Alexis Akeowo décrit ce qu’il y a vu:
«Lorsque la parade —un convoi de marcheurs et de voitures musique à fond— a commencé, les participants ont scandé “Africain et gay. Ce n’est pas un choix”. Les gamins habitant à proximité se sont approchés de la parade et les adultes regardaient fixement, stupéfaits, et dans certains cas, amusés.»
Rien ne semblait pouvoir arrêter toutes ces personnes décidées à assumer leur orientation sexuelle:
«Même si Lokodo (le ministre de l’Ethique et de l’Intégrité, Ndlr) venait, il ne pourrait nous arrêter», a crié une femme dans la foule.
Simon Lokodo n’est pas venu, mais le New Yorker explique que d’autres ont fait le déplacement :
«Quelques heures plus tard, la police a débarqué sur le lieu du rassemblement parce qu’ils avaient entendu dire qu’un mariage gay avait été célébré. Ils ont arrêtés trois personnes, placé en garde à vue un photographe et demandé des déclarations à certains, rappelant ainsi les menaces que doivent affronter les gays. Le chef de la police locale a finalement décidé de les relâché, et les festivités ont continué à Kampala.»
Une petite avancée en Ouganda qui est cependant loin d’être un changement radical.