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ILGA Stephane Tchakam, ILGA
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« 4 ANS PLUS TARD ZUMA EST PRÉSIDENT, KHWEZI EST EN EXIL — OÙ EST LA JUSTICE ? »

in SOUTH AFRICA, /201

Les militants pour les droits des femmes, conduits par la campagne “One in Nine”, ont défilé hier 11 mai 2010 devant la Haute cour de South Gauteng pour commémorer les quatre ans depuis le jugement rendu en 2006 lors du procès pour le viol de Jacob Zuma, et pour montrer la solidarité envers les autres survivants de viols en Afrique du Sud.

« Quatre ans plus tard Zuma est président, Khwezi est en exil — où est la justice » était le message affiché sur une bannière portée haut dans la rue Colman Chambers and Kruis, une indication claire de la colère de ceux qui protestaient au sujet du jugement du procès Zuma.

Khwezi Mbandezayo, de la One in Nine Campaign (Campagne Un sur neuf), a expliqué que la protestation visait à se souvenir de la plaignante au procès de Zuma en 2006 pour viol d’une femme connue seulement sous le nom de Kwezi, qui a fui en exil suite à l’acquittement de Zuma sur la base que lui et la plaignante aurait eu une relation sexuelle consentie.

« Nous avons trouvé le jugement très problématique envers les victimes de viol, nous nous sentons solidaires avec tous les survivants de viol qui continuent à être victimisées de façon secondaire par notre système de justice criminelle », a déclaré Mbandezayo.

Selon Rosie Motene, membre du bureau de People Opposing Women Abuse (POWA, Personnes opposées à l’abus des femmes) « la protestation visait à dire qu’alors qu’il s’est écoulé quatre années où en tant que femmes nous sommes encore victimisées, avec de nombreux cas de viol non amenés devant une cours, des femmes vivent dans la terreur. Il est important pour les femmes de connaître leurs droits et de dire que nous ne pouvons supporter d’être violées et abusées. »

Elle a ajouté, « Il est triste qu’il n’y ait que des femmes qui se soient rassemblées pour protester ici, au lieu des hommes dont certains d’entre eux ont été la cause de ces viols. »

 

Durant la manifestation, une lettre de la One in Nine Campaign adressée à Khwezi (la plaignante) a été lue qui déclarait « Nous nous souvenons et saluons votre esprit militant, nous sommes outragées par l’injustice de vous voi deviez vivre en exil pour rechercher justice, un droit que la Constitution de notre pays guarantit à tous. Nous n’avons pas pu mettre au passé le fait que la cour et le système judiciaire aient pu mettre en procès votre intégrité et votre dignité en tant que survivante d’un viol, de même qu’ils continuent à le faire aux femmes survivantes de viol et qui demandent justice. »

Elle déclarait plus loin, « nous agissons aujourd’hui pour nous assurer que l’injustice par laquelle des femmes sont violées et cherchent un recours devant une cours ne sera jamais acceptée, et nous sommes certains, comme nous l’étions le 8 mai 2006, qu’un acquittement ne signifie pas que le viol n’a pas eu lieu ni que l’accusé est innocent, et que cela ne signifie certainement pas que justice a été rendue. »

« Nous espérons le jour où les femmes en Afrique du Sud vivront des vies libres de toute violence, et nous nous languissons du jour où tu pourras revenir, assurée de ta sécurité et de la capacité à jouir de tous les droits et libertés garanties par la Constitution. »

 

Durant ce temps en Afrique du Sud, des femmes lesbiennes sont toujours sujettes de viols collectifs et crimes de haine, dans lesquels la plupart des cas n'ont pas fait l’objet d’investigations ni été reconnues par le système judiciaire criminel.

Le rapport de l’année dernière par l’ONG internationale Action Aid, soutenue par la Commission des droits de l’homme, a révélé que « des crimes horribles contre les lesbiennes continuaient à ne pas être reconnus par l’État ni punis par le système judiciaire. »

« Nombre de dossiers de la cours disparaissent dans des cas comme ceux-ci, et il est estimé qu’il suffit de 250 rands pour faire disparaître un dossier à la cours, de trop nombreux cas passent au travers des procédures judiciaires et cela demande à être questionné », a jouté Motene.

L’Autorité nationale du Parquet a précédemment admis que « Alors que les crimes de haine abondent, spécialement ceux de nature sexuelle, ce n’est pas quelque chose que le gouvernement sud-africain a défini comme prioritaire dans un projet spécifique. »

Ishtar Lakhani, le coordinateur national de One in Nine Campaign a aussi souligné que le jugement Zuma était « extrêmement dommageable et violait le droit des femmes demandant justice. »

« Ceci est notre façon de montrer aux juges et officiers judiciaires que ce qu’ils disent a un impact bien plus important envers les femmes et survivants de violence sexuelle », a ajouté Lahani.

Selon la Campagne Un sur Neuf (One in Nine), les biais, le préjudice, les délais et erreurs de procédure, des enquêtes médicales et investigations inadéquates, l’échec des États à protéger les survivantes combinés avec l’échec à appliquer des cadres minimums pour les sentences, sont quelques uns problèmes persistants du système de justice criminelle d’Afrique du Sud dans les cas de violence sexuelle contre les femmes.

 

Seule une femme sur neuf qui est violée rapporte les cas à la police, parmi elles un cinquième aboutit à un procès et parmi celles-ci moins de 4,7% parviennent à des convictions, d’où le nom de la campagne Un sur neuf (One in Nine).

La Campagne Un sur Neuf est un collectif féministe d’organisations et d’individus, qui œuvrent en faveur de la justice sociale pour les femmes.

Dans la poursuite de cet objectif, la Campagne travaille avec des organisations et institutions concernées par le HIV/sida, la violence contre les femmes, les droits des femmes, les droits humains, et elle milite pour les lesbiennes, gays, personnes bisexuelles et transgenres pour assurer que les problèmes sur les droits sexuels de toutes les femmes sont inscrits dans l’agenda national.

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