Home, Asia, Europe, North America, Latin America and Caribbean, Oceania, Nouvelles, Carte du site

FR

Accueil / Europe / France / Articles / Une nouvelle association LGBT pourra intervenir en milieu scolaire
chargement de la carte…

Contributeurs

anonymous contributorÉcrit anonymement. (Français)

Facebook

marqués avec: écoles
Une nouvelle association LGBT pourra intervenir en milieu scolaire

in FRANCE, 17/04/2010

Exaequo, à Reims, a enfin obtenu un agrément du rectorat... Un rare sésame obtenu après un parcours du combattant de plusieurs années. Sa présidente raconte les obstacles qu'il a fallu contourner.

Le dialogue a fini par payer ! Là où d'autres associations LGBT ont eu recours aux tribunaux, Exaequo a pu passer en douceur, obtenant du rectorat de Reims un Sésame pour effectuer des opérations de lutte contre l'homophobie à l'école.

Exaequo va maintenant prendre contact avec un maximum d'établissements scolaires de la région Champagne, pour leur demander de rencontrer leurs équipes éducatives. L'association proposera ensuite des interventions contre l'homophobie.

Neuf ans d'efforts
Il aura tout de même fallu neuf ans d'efforts, de persévérance, à l'association LGBT de Reims pour décrocher le précieux agrément rectoral. Rares sont les structures lesbiennes, gays ou trans, en France, qui ont reçu une telle autorisation. Les quatre premières demandes effectuées par Exaequo ont été refusées pour des raisons diverses et variées. Les mêmes que celles assénées aux autres associations LGBT.

Laurence Weber (photo), présidente d'Exaequo, se souvient des arguments utilisés durant des années par le rectorat. Tous aussi fallacieux les uns que les autres. «On nous a dit qu'on n'avait pas suffisamment de gens compétents chez nous pour intervenir en milieu scolaire. Alors que nombre de nos membres sont des enseignants ! On nous a encore répondu que l'éducation à la sexualité relève de l'espace privé. On était également soupçonné de prosélytisme...»

Conservatisme médical
En 2006, Exaequo a modifié ses statuts, garantissant un accès à tous pour faire tomber cet argument du prosélytisme. Echec ! Il aura fallu une médiation de la Halde, haute autorité de lutte contre les discriminations, pour ébranler le front du refus. «Je suis convaincue que les oppositions venaient de médecins scolaires, qui transmettaient des avis négatifs au rectorat. Nous nous sommes longtemps heurté à un conservatisme médical... » assure la présidente d'Exaequo.

L'arrivée d'un recteur plus ouvert à la discussion, la médiation de la Halde, ainsi qu'un long et patient travail d'explication mené par l'équipe dirigeante de l'association ont fini par porter leurs fruits. « Il a fallu prouver qu'on n'était pas dangereux ! Lever les tabous, les barrières...» Heureusement, Laurence Weber est psychologue de métier!

Mariée au Canada, une lesbienne espagnole est menacée d’expulsion en Argentine

Plus de: expulsion, mariage, Argentine, Espagne, lesbiennes, immigration, lois

Une femme espagnole risque l'expulsion car la demande de reconnaissance de son mariage civil avec une femme argentine vient d'être refusée. Les deux femmes se sont mariées il y a deux ans à Toronto, au Canada, et l'Espagne avait déjà reconnu leur union. Les associations LGBT se mobilisent pour empêcher l'expulsion.

«Faites savoir à l'étrangère que sa présence dans le pays est irrégulière, et que sa résidence temporaire précédemment accordée est révoquée. Son expulsion avec interdiction de retour dans le pays pourra être effectuée dans les trente jours.»

Voilà la réponse de la Direction générale des migrations qu'a reçue l'espagnole C.P. (qui préfère conserver l'anonymat), âgée de 42 ans, quand elle a demandé à ce que l'Argentine reconnaisse son mariage civil avec l'Argentine Diana Cordero. Les deux femmes se sont mariées il y a deux ans à Toronto, au Canada, et l'Espagne a déjà reconnu leur union, et leur a envoyé un livret de famille. Jusqu'à décembre dernier, elle vivaient au Vénézuela, mais on été contraintes de déménager en Argentine suite à des problèmes de santé de la mère de Diana Cordero. «Depuis lors, ça a été un désastre complet», résume l'Argentine «C. n'a pas de papiers. Elle est architecte mais ne peut donc pas travailler légalement, et on ne peut accéder à aucun des droits économiques garantis à d'autres familles alors que nous sommes légalement mariées. Nous nous sentons comme des citoyennes de seconde zone.»

Une menace d'expulsion qui donne un coup d'arrêt aux droits lgbt en Argentine
Selon l'avocate du couple, Florencia Kravetz «le fait que l'Etat se refuse à reconnaître un mariage validé dans un autre pays viole la loi des migrations. Cela dit, j'espère me tromper mais j'ai peu d'espoir que la justice accède à la requête de mes clientes.» Le couple vient de déposer une plainte à l'institut national contre les discriminations (Inadi), soutenue par la Fédération argentine Lgtb (Falgtb). «Ils devrons nous passer sur le corps si nécessaire, affirme Maria Rachid, présidente de l'association, mais nous empêcherons l'expulsion et ferons valoir les droits de ce couple.» «L'incertitude est insupportable, se lamente Diana Cordero. C'est comme une épée de Damoclès au dessus de nos têtes. On sait qu'ils peuvent venir à n'importe quel moment pour la renvoyer en Espagne.» Cette menace d'expulsion, à quelques jours de l'ouverture d'un débat au Congrès sur le mariage pour les homosexuels, représente un retour en arrière pour les droits lgbt en Argentine.

 

Bookmark and Share