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Lukas Berredo - Grupo de Apoyo a Hombres Trans - Chile

in CHILE, 17/03/2010

Depuis la fifth conférence d'ILGALAC, Curitiba, Brésil, janvier 2010. GAHT est l’acronyme de Groupe d'Appui aux Hommes Trans. Nous travaillons sur deux aspects principaux, l’un est externe, l’autre interne. L'interne est destinée à guider les hommes trans sur leurs options s'ils veulent suivre un processus de réaffectation sexuelle et à les conseiller s'ils n'ont pas d'autres options. Ils peuvent aussi nous demander de les aider du point de vue juridique pour un changement nom et de sexe s'ils sont souhaités. Cela reste très difficile au Chili, mais c’est possible.

 

D’autre part, sur le plan externe, nous essayons d'informer la société pour qu'elle soit instruite sur ce sujet, le rendre plus visible car la transexualité est très stigmatisée en général : nous animons des discussions dans les universités, dans les instituts… Dans les lycées (secondaires), cela n’a pas encore été possible ; dans des institutions du gouvernement nous avons déjà obtenu de réaliser des animations dans la police, pour essayer que cette réalité soit plus connue afin de diminuer la discrimination.

Au Chili, la situation est assez compliquée actuellement, le gouvernement ne connaît pas cette réalité et s’il la connaît, il « fait l’aveugle ». Pour changer de nom ou de sexe, on doit actuellement passer par tout un processus judiciaire qui peut très, très long et dont la décision finale dépend du juge.

Comme il n'y a pas de gens, ni de législation qui mentionnent le sujet, on ne peut pas questionner le sexe sur l’acte de naissance. Donc, c’est laisser à l’appréciation du juge. C’est complètement subjectif, au cas par cas. Pour les chirurgies et le changement hormonal, c’est aussi assez compliqué parce que le système de santé n'a pas de règles à ce sujet, et on dépend de la décision du docteur. Ce n'est pas interdit, mais n'est pas non plus permis. Ce n'est pas mentionné : on est devant un vide légal. Jusqu'à présent nous dépendons de pures faveurs, nous devons pratiquement mendier pour des miettes d’aide. Cela ne devrait pas être comme ça. On devrait pouvoir changer les politiques publiques pour qu'elles aient une portée nationale. Nous essayons alors de nous réunir avec des organismes du gouvernement pour essayer de les sensibiliser et pour qu'ils fassent quelque chose à ce sujet.

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