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Nous avons réussi à réunir des militants de huit des onze pays où être homosexuel est un crime

in BRAZIL, 27/01/2010

Toni Reis, représentant de Grupo DIGNIDADE, organisateur de la Vème conférence d’ILGA-LAC nous parle de la réalisation de cet événement, de ses principaux succès et des défis du continent.

Organiser une conférence au Brésil pour ILGA LAC avec une participation de chacun des 33 pays d’Amérique latine et des Caraïbes a été pour nous un défi de taille.

Le gouvernement brésilien nous a soutenus ainsi que son secrétariat pour les droits humains, son secrétariat pour les politiques de la femme et son secrétariat spécial pour les questions de racisme. Nous avons réussi à réunir 416 participants, de chacun des pays de la región, Caraïbes y compris, ce qui en soit était ambitieux. Nous avons, enfin, réussi à faire venir des militants venant de 8 sur les 13 pays où être homosexuel est un crime. C’est très important.


Nous avons le soutien de ONUSida, du PNUD et de l’OPAS, l’organisation pan-américaine de la santé, trois agences de l’ONU, ce qui était capital pour cette organisation. Le soutien du gouvernement de l’état du Parana et de la Ville de Curitiba nous sont également chers. Tout cela est essentiel car les partenariats sont au centre de ce type de processus.

Nous avons des personnes qui ont reçu des bourses de tous les pays, avec une participation importante des lesbiennes, ce qui a été une priorité dès le début, tout comme le fait de faciliter la participation des personnes trans. La conférence accueille ainsi des trans masculins, des trans féminines : tout cela participe d’un processus de prise de pouvoir (« empowerment ») de notre communauté.


Avant tout, je crois que nous avons réalisé l’importance pour cette conférence des alliances. Le Grupo Dignidade assure la coordination mais nous avons bénéficié d’un pacte entre plusieurs groupes qui ont tous participé à l’organisation de cette conférence.


Dès le début, nous avons aussi décidé qu’il était important d’avoir une stratégie claire pour le plaidoyer afin d’en finir avec la criminalisation dans onze pays de notre continent, principalement aux Caraïbes. En second lieu, une stratégie d’affrontement avec le fondamentalisme religieux qui est un problème pour la majorité de nos pays, principalement les fondamentalistes évangéliques mais aussi certains catholiques. Il nous faut une stratégie collective, professionnelle pour faire face à cette situation.


Le troisième point, essentiel est l’approbation des lois. Nous avons connu de belles victoires. Dans le cas de l’Uruguay, de la Colombie, de la Ville de Mexico, de Buenos Aires, pour l’union civil entre personnes de même sexe. Il nous faut étendre cela à tous les pays.


Enfin, comme quatrième point, la question du VIH/Sida, reste un grand problème pour les gays, les travesti-es et les transexuel-les. Le Sida et sa prévention sont fondamentaux.
 

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