Home, Asia, Europe, North America, Latin America and Caribbean, Oceania, Nouvelles, Carte du site

FR

Accueil / Amérique Latine Et Caraïbes / Articles (LATIN AMERICA AND CARIBBEAN) / Je suis fier de faire partie d’un gouvernement qui a réalisé la première conférence nationale des gays, lesbiennes, transexuels et travestis !
chargement de la carte…

Contributeurs

ILGA Stephen Barris, ILGA

Facebook

Nous avons un problème avec la compatibilité de cette vidéo avec notre système. Merci de contrôler que javascript est en place et bien autorisé sur votre ordinateur et que vous avez bien la dernière version de Flash
Je suis fier de faire partie d’un gouvernement qui a réalisé la première conférence nationale des gays, lesbiennes, transexuels et travestis !

in LATIN AMERICA AND CARIBBEAN, 30/01/2010

Jose Genoino, Député fédéral de Sao Paulo, membre du Front Parlementaire pour la citoyenneté LGBT, un réseau de plus de 200 députés et sénateurs brésiliens favorable à l’égalité des personnes LGBT. Discours donné lors du dîner de gala de la V conférence d’ILGALAC, Curitiba, Brésil, 28 janvier 2010, en présence d’un représentant du Président de la République, d’un représentant du gouvernement de l’Etat du Parana, de Paulo Vannuchi, Ministre brésilien des Droits Humains, du Dr Mariangela Batista Galvao Simao, représentant le Ministre de la Santé, d’un représentant de la municipalité de Curitiba et de représentants de trois agences des Nations Unies : Eduardo Gutierrez (Développement : PNUD), Dr Pedro Chequer (ONUSida), Dr Pamela Bermudez (OPAS, organisation Pan-américaine de la Santé). Participaient également Gloria Careaga, Co-Secrétaire générale de l’ILGA, Beto de Jesus, Susel Paredes et Amaranta Gomez Regalado, Co-Secrétaires généraux d’ILGALAC, Belissa Andia Perez, Secrétariat Trans mondial d’ILGA, de William Ulrich, Vice Président Interpride et de Toni Reis et Rafaelly Wiest du comité organisateur de la conférence et du Groupe Dignidade.

Bonsoir camarades. Mes amis et amies... En premier lieu, je veux dire qu’il est très important d’être ici dans cette cinquième conférence (d’ILGALAC). Etre ici dans cette lutte depuis longtemps. Etre ici dans cette conférence en présence du Ministre (des Droits Humains). Avec la présence du gouvernement de l’Etat. Du gouvernement municipal. D’institutions comme un programme mundial de l’ONU. Du Ministère de la Santé. Parce que je suis d’une époque, et Toni le sait bien (Toni Reis, président de la fédération brésilienne LGBT) où ne nous pouvions pas tenir de séances publiques, dans la constituante (durant la formation de la nouvelle constitution du Brésil), nous ne pouvions pas nous réunir pour discuter du droit à l’orientation sexuelle. Quand Toni a tenu pour la première fois une audience pour discuter du projet d’orientation sexuelle de notre camarade Marta Suplicy (la députée qui a présenté le projet d’union civile au Brésil), nous avons fait face à l’humiliation, la discrimination et même la violence au congrès national. J’ai été des premières marches, des premières Pride qui étaient alors considérées comme des crimes, objet de moquerie et de discrimination. Pour cela, votre lutte est notre lutte. Une lutte qui a un statut institutionnel et politique (en faveur d’) une cause qui est universelle, une cause qui combat les préjugés, une cause qui est un combat contre les citadelles de l’autoritarisme religieux, de la violence de l’Etat qui voit l’homosexualisme comme un crime et participe de cette vision fantasque néo-libérale qui voit les personnes comme des choses…


Si les personnes sont des choses, elles n’ont pas de désir, elles n’ont pas d’aspirations, elles n’ont pas de sentiments, elles n’ont pas le droit à la différence. C’est bien contre cette citadelle que nous luttons.


Je suis fier de faire partie d’un gouvernement qui a réalisé la première conférence nationale des gays, lesbiennes, transexuels et travestis ! (…) C’est pour cela que nous sommes dans cette au congrès. Le député Rosinha sait tout cela, Toni sait tout cela, parce que là (au Congrès), la fantaisie, l’hypocrisie, le fondamentalisme religieux, principalement en époques d’élections, ne comprend que comme il est radical, d’avoir un emploi, un salaire, de la croissance économique, de la production, éducation et santé, il est tout aussi radical de combattre les préjugés, de respecter la diversité, de voir que la tolérance et l’être humain ne peuvent être soumis à une vérité unique, que celle-ci soit religieuse, d’Etat ou idéologique.


Nous souhaitons la radicalisation de la démocratie. Les êtres humains, hommes et femmes sont les sujets de leur propre volonté, de leurs propres aspirations. Pour cela, j’ai appris comme militant de gauche que la lutte des femmes, la lutte des gays, des travestis est tout aussi radicale que la lutte pour l’emploi et un salaire. C’est une erreur de la gauche que de compartimenter, comme si les transformations économiques n’étaient pas une face de la même monnaie où se trouvent aussi les transformations subjectives avec lesquelles nous voulons construire une société avec des hommes et des femmes libres.


Ce que nous voulons au Congrès, ce sont des droits civils, des droits universels. Quand nous voulons une union stable, nous ne voulons débattre de la famille. Nous voulons débattre du mariage. Nous voulons débattre des droits civils, d’un union stable entre personnes (…).


Nous sommes au Congrès national pour faire face à une droite qui use de toute son hypocrisie et du fondamentalisme religieux pour “faire violence”, et vous savez très bien que la violence peut se faire dans une cage dorée tout comme dans une cage de papier. La violence se fait en usant de la forcé mais aussi avec l’âme et le cœur des personnes. Quand on discrimine et quand on crée un sentiment de culpabilité ou quand on empêche le droit au bonheur de s’exprimer.


Je suis un militant de cette cause. Vous pouvez compter sur moi, nous allons travailler. Notre relation de force est difficile en ce moment. Mais qui a vécu les années soixante-dix et les années quatre-vingt, quand ces luttes étaient considérées comme marginales et participent aujourd’hui à cette conférence (sait de quoi je parle)… Nous sommes en train de gagner. Ceci est une bataille, ceci est une guerre, c’est une lutte et vous savez très bien comme la gagner… Vous avez toute mon amitié!

 

Bookmark and Share