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ILGA Mario Kleinmoedig, ILGA
anonymous contributorÉcrit anonymement. (Français)

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DÉCLARATION CONJOINTE D’ONG SUR L’ORIENTATION SEXUELLE, L’IDENTITÉ DE GENRE ET LES DROITS HUMAINS

in WORLD, 22/03/2011

Réseau juridique canadien VIH/sida ; International Service for Human Rights ; Human Rights Watch ; COC Nederland ; International Commission of Jurists ; Fédération lesbienne et gay en Allemagne (LSVD) ; International Gay and Lesbian Human Rights Commission ; Fédération suédoise pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (RFSL) ; Solidaritas Perempuan (Femmes solidaires pour les droits humains), Human Rights First, ILGA-Europe (Région Europe de l’Association internationale des lesbiennes et des gays), Centre de ressources pour femmes Shirkat Gah ; Center for Women’s Global Leadership ; Human Rights Council of Australia ; Corporacion Humanas ; LBL Danemark ; Conseil international de réhabilitation pour les victimes de torture (IRCT) ; L’Association pour les droits de la femme et le développement (AWID) ; International Women’s Rights Action Watch Asia Pacific ; Commonwealth Human Rights Initiative ; Organisation mondiale contre la torture (OMCT). Tous sont des membres de ECOSOC. (La declaration est aussi signé par des organisations pas-membres de ECOSOC comme ILGA)

Madame la Vice-présidente, j’ai l’honneur de m’exprimer sur des questions relatives à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre et aux droits humains au nom de 119 ONG (dont 21 accréditées par le Conseil économique et social) de plus de 60 pays (voir la liste jointe), et de plus de 300 participants de 23 pays qui ont approuvé cette déclaration conjointe lors de la Asia Pacific Outgames Conference, la semaine dernière.

Nous nous réjouissons de la déclaration sur la violence basée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre et les violations aux droits humains qui y sont liées, proposée par la Colombie au nom d’un large groupe d’États (au nombre de 83) de toutes les régions du monde. C’est avec plaisir également que nous accueillons les commentaires du délégué du Nigéria, qui, s’exprimant au nom du groupe africain, estime que « les lois qui criminalisent l’orientation sexuelle devraient être supprimées ».

Nous félicitons ce grand groupe d’États qui soutiennent l’initiative, et nous sommes particulièrement encouragés par le soutien d’un nombre toujours plus grand de régions pour ces questions ces dernières années. Il est difficile d’imaginer qu’un État engagé pour les droits humains puisse ne pas être d’accord sur le fait que les États ont une responsabilité collective de mettre un terme à la violation des droits humains de toutes les personnes marginalisées.

De nombreuses procédures spéciales et différents organes créés par les traités ont documenté et commenté des violations basées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, parmi lesquelles la peine de mort, des meurtres, la torture, des sanctions criminelles, le harcèlement policier, le viol, des châtiments corporels et des disparitions . Nous appelons avec insistance toutes les procédures spéciales, les organes créés par les traités et les autres parties prenantes à continuer de prendre en compte ces questions importantes dans le cadre de leurs mandats.

Comme le déclarait en ce même endroit le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon en janvier dernier :

« Je comprends que l’orientation sexuelle et l’identité de genre soulèvent des questions culturelles sensibles. Mais la pratique d’une culture ne peut justifier aucune violation des droits humains […] Lorsque d’autres êtres humains sont persécutés en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, nous devons faire entendre notre désaccord […] Les droits humains sont les droits humains partout, pour tout le monde. »

Et comme le Haut Commissaire le disait au Conseil pendant la session :

« Nous n’essayons pas de créer de nouveaux droits ou des droits spéciaux. Nous ne faisons que nous pencher sur ce qui empêche des millions de personnes d’avoir les mêmes droits que les autres êtres humains simplement parce qu’ils sont gays, lesbiennes, bisexuels ou transgenres. »

Pour conclure, Madame la Vice-présidente, je voudrais redire que le Conseil ne peut simplement refuser d’examiner les violations des droits humains subies par quelque personne que ce soit sans remettre en cause son propre mandat, comme cela ressort clairement de la résolution de l’Assemblée générale 60/251. Nous attendons avec impatience le dialogue qui aura lieu au sein de ce Conseil, avec le soutien des États qui ne se sont pas encore joints à la déclaration mais qui partagent l’inquiétude exprimée par la communauté internationale vis-à-vis de ces violations systématiques des droits humains.


Traduction de l’anglais : Romain Muller

Pour la Liste des Signataires alle ICI, ou allez a:

http://ilga.org/ilga/static/uploads/files/2011/3/23/23194743.pdf

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