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ILGA Mario Kleinmoedig, ILGA
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ILGA: Conseil pour les Droits Humains de l'ONU, un pas décisif dans le combat contre la transphobie et l'homophobie

in WORLD, 22/03/2011

Eut égard à la déclaration faite part ce même Conseil sur ce sujet en 2006 et à la déclaration de l'Assemblée générale de l'ONU deux ans plus tard, cette déclaration est la mise en place du principe que "Nul ne peut être stigmatisé, violenté ou abusé où que ce soit". En travaillant sur ce dossier sensible, le Conseil doit être guidé par le principe de non discrimination universelle.

La déclaration commune lue ce 22 mars au Conseil des Droits Humains de l'ONU de la part de 85 pays qui lance un appel pour la fin de la violence, de la criminalisation et des violations des droits fondamentaux des personnes basées sur l'orientation sexuelle et/ou l'identité de genre est un pas significatif en faveur d'un consensus international relatif aux droits des personnes LGBTI. ILGA considère que le fait que 85 pays, soit presque la majorité des membres de l'Assemblée générale de l'ONU, soient prêts à signer une telle déclaration apporte du crédit aux gouvernements et aux travaux internationaux, régionaux et locaux des militants LGBTI. Militants LGBTI qui travaillent avec les gouvernements et qui fournissent l'information / la matière / la substance nécessaire à préparation de cette déclaration.

Nous saluons la déclaration que vient de faire le Conseil des Droits Humains de l'ONU signée par 85 pays comme étant le signe d'un consensus grandissant tant au niveau international qu'au niveau interrégional autour du besoin / de la nécessité de protéger les personnes persécutées à cause de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre. Et, bien sûr, pour initier le respect des Droits humains, a déclaré Renato Sabbadini, un des deux co-secrétaires généraux de l'ILGA depuis le quartier général de l'association à Bruxelles. D'après Sabbadini, le point fort / la force de cette déclaration est qu'elle rend la justification des discriminations contre LGBTI basées sur un irrespect des traditions ou de l'ordre naturel plus difficile voire plus intenable que jamais. De plus, on s'accorde à dire que l'homophobie et la transphobie sont les derniers fragments du pilier de l'ordre patriarcal et qui appartiennent aux plus sombres pages de notre Histoire comme le furent l'esclavage et l'inquisition.

Eut égard à la déclaration faite part ce même Conseil sur ce sujet en 2006 et à la déclaration de l'Assemblée générale de l'ONU deux ans plus tard, cette déclaration met en avant les premiers pas positifs de la reconnaissance des Droits fondamentaux des LGBTI dans chaque région du Monde. C'est également la mise en place du principe que "Nul ne peut être stigmatisé, violenté ou abusé où que ce soit". En travaillant sur ce dossier sensible, le Conseil doit être guidé par le principe de non discrimination universelle. Ce fut rendu possible par la déclaration de l' Assemblée générale de l'ONU de 2008 qui, pour la première fois, a introduit l'orientation sexuelle et l'identité de genre dans l'interprétation que fait l'ONU de la Déclaration universelle des Droit de l'Homme et ce en réaffirmant le principe de non discrimination de ce texte international et en exigeant que les Droits fondamentaux soient appliqués de manière équitable et égale à tout Être humain.

"Nous sommes fiers et heureux de ce résultat obtenu après un travail ardu de ce regroupement d'associations de défense des Droits des LGBTI et des efforts menés dans chaque pays. Ce travail a réveillé les consciences de plus en plus de gouvernement, mais a aussi a renforcé les engagements du Conseil dans la défense et la protection des Droits humains. C'est un moment historique. Nous sommes heureux d'en être partie prenante, a déclaré aujourd'hui Gloria Careaga, l'autre secrétaire générale de ILGA à Mexico. Careaga souligne encore que : " Cette fois, plus de pays nous ont rejoints. Le contenus des débats / des discussions sur les violences et les discriminations vécues par les LGBTI dans les cénacles internationaux, spécialement au sein du Conseil des Droits humains de l'ONU, ont ouvert les yeux de ceux qui ne reconnaissaient pas l'existence de tels abus au quotidien.

À part le fait que de plus en plus de pays aient signé la déclaration, 85 cette année, 66 en 2008 et 54 en 2006, il s'agit également d'un tournant pour les pays du Sud, cela inclut des régions où cette problématique est particulièrement sensible comme l'Afrique, l'Asie et les Caraïbes. Parmi les néo signataires ont comptes : la République Dominicaine, le Honduras, la République du Centre Afrique, le Ruanda, le Sierra Leone et les Seychelles.

ILGA est résolue à encourager tous les pays à adopter le contenu de cette déclaration en la transcrivant dans leurs politiques intérieures et leur législation nationale. Bien sûr, nous continuons et continuerons ce travail avec le groupement international des associations LGBTI. C'est dans ce contexte que ILGA réunira un panel international en parallèle de la prochaine réunion du UNHRC en juin. Le thème en sera : "Le consensus grandissant : la fin de la criminalisation et des violations des Droits fondamentaux / humains basées sur l'orientation sexuelle et / ou l'identité de genre".


Mario Kleinmoedig
Attaché de presse

Pour tout commentaire :
Renato Sabbadini
co secrétaire
+32 474 85 79 50
+32 33 56 06 71 58
renato@ilga.org

Traduction en français: Didier Digneffe

 

Pour un reportage de la Session et un résumé du Débat aller à UNHRC MARCH 22 2011, ou aller à http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=10879&LangID=E

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