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Cameroun: Stigmatisation et menace d’arrestation de la défenseuse des droits humains Mme Alice Nkom

in CAMEROON, 25/01/2011

Dimanche 9 janvier 2011, la chaîne télévisée Canal Plus a diffusé une interview du conseiller technique du Ministère de la Communication, qui a fait référence à la possible arrestation de la défenseuse des droits humains Mme Alice Nkom, en lien avec ses activités en faveur des droits humains et notamment en faveur de la protection des droits des Lesbiennes, Gays, Bisexuelles et Transgenres (LGBT).

Source: FrontLine

Informations Complémentaires

Alice Nkom est avocate pour les droits humains ainsi que fondatrice et Présidente d’ADEFHO, une association qui œuvre contre la discrimination basées sur l’orientation sexuelle et l’identité transgenre.

Lors de l’interview diffusée par Canal Plus le 9 janvier, le représentant du Ministère de la Communication a suggéré qu’Alice Nkom soit arrêtée car elle aurait commis des crimes et des actes visant à saper la souveraineté et l’indépendance du Cameroun en acceptant des fonds de l’Union Européenne pour soutenir le travail de l’ADEFHO.

Plusieurs sites web camerounais, y compris un blog qui prétend représenter la jeunesse camerounaise, ont réitéré les accusations et déclaré une « fatwa contre les homosexuels » et ont invité leurs lecteurs à agir dans ces termes: « traquer et dénoncer sans pitié aucune! ».

Mardi 11 janvier 2011, lors du programme Cartes sur Tables, sur la chaîne privée STV2, Alice Nkom a été menacée physiquement par un confrère avocat de Douala, à cause de son travail sur l’orientation sexuelle. L’avocat aurait déclaré : « Mme Nkom, j’ai des amis qui m’ont dit qu’ils aimeraient croiser votre chemin à un coin de rue sombre, pour s’occuper de vous. De cette façon vous comprendrez comment se sentent nos enfants ».

Front Line est préoccupée par les déclarations intimidantes d’un représentant du gouvernement contre Alice Nkom, qui craint désormais d’être arrêtée ou prise pour cible d’une autre manière. Cette déclaration peut encourager des personnes à commettre des actes répréhensibles, y compris l’agression d’Alice Nkom et des autres défenseur-ses des droits humains d’ADEFHO.

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