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« Empêcher que les homosexuels africains restent dans l'ombre»

in UGANDA, /201

INTERVIEW. L'Ougandais Usaam Mukwaya vient de créer l'Agloah, un réseau d'information sur les actes homophobes perpétrés en Afrique. Une façon de continuer le combat depuis l'exil.

Usaam a tenu parole. Ce jeune Ougandais avait affirmé à TÊTU que même depuis la France, où il vient d'obtenir le droit d'asile, il continuerait à militer pour les droits de ses compatriotes gays et lesbiennes restés au pays (lire son interview). Au final, Usaam Mukwaya va même plus loin: il a créé le 15 août l'African gay and lesbian organisation against homophobia (Agloah). En attendant le lancement de son site bilingue français-anglais, le réseau panafricain d'information LGBT est présent sur Facebook.

TÊTU: Pourquoi avoir créé l'Agloah?
Usaam Mukwaya: Je connais beaucoup d'homosexuels qui ont été arrêtés, torturés, qui ont souffert de bien des façons. Ces gens finissent par quitter leur pays, comme moi j'ai quitté le mien. Mais si tout le monde s'en va, il n'y aura plus de militantisme LGBT dans nos pays. J'ai créé Agloah pour empêcher que le sort des homosexuels restés au pays ne reste pas dans l'ombre.

Quelle mission se fixe Agloah?
Nous construisons un réseau dans les pays africains pour que les militants nous fournissent des informations sur les arrestations, les actes homophobes... et nous indiquent l'aide dont ils ont besoin. Ensuite, nous communiquons ces informations aux pays européens et aux organisations des droits humains, qui peuvent décider de la marche à suivre. Actuellement, nous avons des relais en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, au Zimbabwe, à Zanzibar, au Rwanda, au Burundi, au Cameroun, en Tunisie, au Maroc, au Mali et au Sénégal.

Vous venez d'obtenir l'asile...
J'ai reçu ce samedi la lettre de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, ndlr)! Je suis tellement content que je ne sais même pas comment célébrer la nouvelle! L'entretien s'était déroulé fin septembre. Ils m'attendaient car, avant ma venue, ils avaient lu l'interview que TÊTU avait faite avec moi.

 

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