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République dominicaine : grave coup porté au droit à la vie des femmes

in DOMINICAN REPUBLIC, 04/11/2009

Le Parlement dominicain a voté en faveur de modifications de la Constitution qui pourraient conduire à une interdiction totale de l'avortement. Amnesty International estime que cette mesure va mettre les femmes et les jeunes filles en danger et se traduire par une augmentation de la mortalité maternelle.

L'article 30, qui a été approuvé avec une majorité de 128 voix contre 34, vise à garantir l'inviolabilité de la vie « de la conception à la mort ».

"Les députés dominicains ont porté un énorme coup au droit à la vie des femmes et des jeunes filles », a souligné Susan Lee, directrice du programme Amériques d'Amnesty International".

Il est largement admis que cela entraînera des modifications du Code pénal, qui risquent d'aboutir à une interdiction de l'avortement en toutes circonstances.

L'article 30, qui a été approuvé, risque de limiter très fortement la possibilité d'avorter en toute sécurité, même lorsque la femme souffre de complications engageant le pronostic vital ou a besoin d'un traitement susceptible de lui sauver la vie mais contre-indiqué pendant la grossesse – comme par exemple les traitements contre le paludisme, le cancer ou le VIH/sida.

En outre, il risque de restreindre encore davantage l'accès à un avortement pratiqué en toute sécurité pour les femmes ou les jeunes filles dont la grossesse non désirée résulte d'un viol ou d'un inceste.

Amnesty International a publié récemment un rapport s'intéressant aux conséquences de l'interdiction totale de l'avortement au Nicaragua.

Selon des informations officielles, cette interdiction contribue à l'augmentation de la mortalité maternelle à travers le pays : 33 femmes et jeunes filles sont mortes au cours de leur grossesse depuis le début de l'année 2009, contre 20 au cours de la même période en 2008. Or, comme le recueil des données concernant la santé maternelle est incomplet au Nicaragua, on estime que ces chiffres officiels sont en fait en deçà de la réalité.

Amnesty International a demandé lundi 14 septembre au Congrès dominicain de rejeter l'article 30 dans sa formulation actuelle.

« Amnesty International continuera de soutenir tous les Dominicains qui s'opposent aux peines d'emprisonnement et aux autres sanctions pénales prévues en cas d'avortement », a ajouté Susan Lee.

« Nous allons également continuer de faire campagne pour que des services d'avortement légaux et sûrs, accessibles et de bonne qualité, soient mis à la disposition de toutes les femmes et jeunes filles qui le demandent en cas de grossesse résultant d'un viol ou d'un inceste, ou lorsque la poursuite de la grossesse met en péril leur vie ou leur santé. »
 


Licence de l'article: Copyright - Titulaire de la licence de l'article: Amnesty Internationa

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