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Echos du congrès mondial sur les doits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre

in TUNISIA, 15/05/2009

Le 15 Mai 2009 s’est tenu à Paris le congrès mondial sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre. RANAA a eu l’opportunité d’y être représentée, grâce au soutien de son partenaire : Alliances Internationales contre le sida.

Le 15 Mai 2009 s’est tenu à Paris le congrès mondial sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre. RANAA a eu l’opportunité d’y être représentée, grâce au soutien de son partenaire : Alliances Internationales contre le sida.

L’homophobie est responsable de la stigmatisation et de la discrimination des minorités homosexuelles. Ceci a justifié la célébration, le 17 mai de chaque année, et ce depuis 2005, de la journée mondiale contre l’homophobie.

 

Le cadre juridique concernant la question de l’homosexualité est très variable selon les pays. A l’heure actuelle et dans des dizaines de pays, les pratiques homosexuelles constituent le fondement de sanctions légales. Les peines prévues consistent en des amendes et une détention qui va de quelques mois à la perpétuité. Cinq pays vont jusqu’à la peine de mort pour punir l’homosexualité. La perception sociale de ces minorités sexuelles est souvent encore plus répressive que celle des lois. Ces communautés sont souvent victimes de discrimination et d’agressions qui vont jusqu'à l’exclusion familiale et le lynchage. De nombreuses personnes appartenant à ces communautés militent depuis des décennies pour accéder à la reconnaissance de leur identité. Ils se sont regroupés depuis quelques années au sein du mouvement LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) pour renforcer leur combat contre la stigmatisation et la discrimination dont ils sont victimes et pour accéder à leurs droits légitimes. Cette situation a justifié la lecture en plénière de la 63ème session l’Assemblée Générale des Nations Unies du 18 décembre 2008 de la déclaration sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre (déclaration de New York), proposée par la France, les Pays Bas et la Norvège et signée par 66 pays auxquels vient de se joindre les Etats Unis. C’est dans ce cadre et à deux jours de la journée mondiale contre l’homophobie que s’est tenue à Paris le 15 Mai 2009 le congrès mondial sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Ce congrès s’est tenu symboliquement dans les prestigieux espaces de l’Assemblée Générale Française. Il a regroupé des ministres, des représentants d’états et d’autorités publiques, des représentants d’institutions multilatérales, d’experts indépendants, d’ONG et d’associations de défense des droits de l’homme. L’objectif était de définir une stratégie pour recueillir la signature d’autres états à la déclaration de New York, d’établir les prochaines étapes pour renforcer la dynamique en faveur de la déclaration et de coordonner cette action avec les initiatives de la société civile.Le programme du congrès comprenait 2 plénières, une inaugurale et une pour la restitution des recommandations, séparées par 4 tables rondes concernant la dépénalisation universelle de la sexualité des personnes LGBT, la coopération entre les états et la société civile pour lutter contre les violations des droits à l’encontre des personnes LGBT, le droit à la santé des ces personnes et la question des droits de l’homme et l’identité de genre. La plénière inaugurale était présidée par Mme Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’homme. De nombreuses personnalités, ministres, parlementaire et ambassadeurs, représentants divers états ainsi que des représentants d’ONG et d’organismes internationaux se sont succéder à la tribune pour faire un plaidoyer en faveur de l’accès des minorités sexuelles aux droits humains. Ils ont témoigné des nombreux exemples d’abus dont sont victimes les personnes appartenant à la communauté LGBT. L’intervention la plus remarquée fut celle de l’ancien ministre Mr Robert Badinter qui a rappelé ce que disait Victor Hugo « la peine de mort est le signe permanent et universel de la barbarie humaine ». Il a ajouté qu’il en est de même de la répression de l’homosexualité.Les travaux au niveau des tables rondes ont occupé toute la journée. La plénière de clôture était l’occasion pour présenter les nombreuses et diverses recommandations générales du congrès. - Renforcer le partenariat avec la société civile- Diffuser et vulgariser la déclaration- Etablir une stratégie de mise en œuvre- Elargir le cadre des acteurs en mobilisant d’autres profils comme celui des scientifiques- Soutenir la création et les actions des associations LGBT- Intégrer la question LGBT dans la question plus large des droits sexuels et de genre- Favoriser l’accès des personnes LGBT aux services de santé- Sensibiliser le personnel de santé sur la question des droits des personnes LGBT - Faire le plaidoyer pour changer les lois stigmatisantes- Faire le plaidoyer pour favoriser la tolérance sociale- Faire en sorte que l’orientation sexuelle et l’identité de genre ne puissent jamais constituer le fondement de sanction pénale

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