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Nations unies 2004 – Résolution brésilienne

in NEW ZEALAND, 29/04/2004

Déclaration du Canada et de la Nouvelle-Zélande en soutien à la résolution brésilienne

Déclaration faite le vendredi 16 avril 2004 à la Commission des droits de l’homme des Nations unies par la Nouvelle-Zélande, au nom du Canada et de la Nouvelle-Zélande.

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de prendre la parole au nom du Canada et de la Nouvelle-Zélande.

Voilà près de soixante ans, nos gouvernements se sont alliés pour placer la question des droits humains au premier plan des relations internationales. Nous étions scandalisés par les graves violations des droits humains et par la dénégation de la vie et de la liberté de millions de personnes à travers le monde.

Le résultat fut la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH). Dans cette déclaration, nous déclarions que tous les êtres humains sont égaux en dignité et en droits, et ce, sans discrimination d’aucune sorte. C’est le principe même de non-discrimination. Il est au centre de la Déclaration et de tous les droits humains qui en découlent. C’est le produit des valeurs inhérentes à toutes les traditions philosophiques et aux croyances religieuses.

Monsieur le Président, ce principe est universel. Nous devons tenir notre promesse.
Les discriminations envers des personnes en raison de leur orientation sexuelle ont lieu dans un trop grand nombre de pays. C’est une réalité. Nous ne saurions l’ignorer. Et nous ne saurions prétendre que cela n’existe pas. C’est le silence qui permet les violations des droits humains. C’est le silence qui permet à l’incompréhension et à la méfiance de se développer et de devenir crainte, intolérance et discrimination.

Monsieur le Président, les Nations unies ont bien trop longtemps gardé le silence sur la question de l’orientation sexuelle. Le moment est venu de rompre ce silence. La question doit être mise à l’ordre du jour et la commission devra réagir. Un silence prolongé ne pourrait être interprété que comme une acceptation – préjudiciable – de ce type de discrimations.

Nous reconnaissons que c’est une question à la fois difficile et complexe, mais nous ne somme pas prêts à accepter un compromis à propos de l’égalité en matière de dignitié et de droits de tous les êtres humains. C’est le moment de commencer à parler. Nous espérons que la commission ne gardera pas le silence beaucoup plus longtemps.

Je vous remercie.

Traduction : Romain Muller
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