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Colloque HIVOS / 21 Octobre Amsterdam

in NETHERLANDS, 27/07/2004

La problématique Homosexualités-VIH/Sida et l’Institut Hivos : un premier tour d’horizon

Le VIH/Sida, frein massif au développement

Depuis le début des années 90, l’ONG néerlandaise Hivos (Institut humaniste de coopération pour le développement) joue un rôle de pointe dans lutte contre la propagation du VIH-Sida dans l’hémisphère Sud. Hivos s’est initialement attaché à promouvoir la prévention et l’accès aux thérapies, mais l’idée que le VIH-Sida est en fait un problème de développement s’est dégagée peu à peu et a fini par s’imposer. La pauvreté structurelle et l’injustice sociale sont des facteurs déterminants de la contamination par le VIH et du Sida en tant que maladie, au niveau des causes et des effets, sur le plan individuel comme sur le plan social. Le déni et la stigmatisation rendent très vite futiles tous les efforts de coopération pour le développement et de soutien thérapeutique.

Le VIH/Sida : cause ou effet ?

Dès 1998, en coopération avec Amnesty International, Hivos suscitait l’intérêt des médias en organisant, pendant les Gay Games V tenus à Amsterdam, un atelier à l’intention d’experts internationaux sur le VIH/Sida et l’homosexualité. Parmi d’autres initiatives novatrices, citons, au cours des derniers mois, l’organisation d’une réunion internationale d’experts " Sida et microcrédit " en avril 2004 et, en juin, un premier atelier tenu sur le même thème dans le cadre du " Festival Hivos du microcrédit ".

La position d’Hivos sur le problème du Sida dans les pays du Sud est sans équivoque. La stratégie qu’il préconise a pour lignes de force la défense des droits humains et le renforcement des processus d’émancipation, au carrefour du VIH/Sida, de l’(homo)sexualité et de l’identité de genre. Hivos s’emploie à promouvoir activement les mesures et initiatives visant à protéger les personnes atteintes par le VIH/Sida contre l’exclusion sociale et la discrimination. Aussi un des groupes tout particulièrement visés par Hivos est-il celui des " HSH " - les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (en anglais MSM - Men who have Sex with Men).

" Hétérosexualisation "

Du fait d’une certaine mise à l’écart et de l’association avec l’homosexualité, cette catégorie des HSH - pourtant beaucoup nombreuse que celle des hommes " gays " - s’est trouvée négligée, consciemment ou pas, par les décideurs, les autorités, les ONGs, les scientifiques et les fournisseurs d’aide. Un autre obstacle à la prévention est l’opacité de l’homosexualité, de la bisexualité et des comportements de type HSH en tant que phénomènes socioculturels, dont le concept occidental d’" homosexualité ", entre autres, permet difficilement de rendre compte parce que trop restrictif. L’importance attachée au "politiquement correct" et à son équivalent dans la sphère religieuse par certains responsables des pays du Sud, jointe à une homophobie souvent répandue, entrave également l’actions des rares institutions qui s’efforcent d atteindre le groupe des HSH - si important sur le plan épidémiologique - dans ces pays, malgré la progression de la pandémie VIH/Sida parmi les hétérosexuels.

Autre obstacle: la formule largement acceptée de "santé reproductive", dont les HSH se trouvent exclus, est aujourd’hui d’une importance souvent déterminante pour obtenir des crédits et un soutien à l’échelle internationale. Or les HSH, qui ne cherchent pas à procréer, pratiquent souvent une sexualité à haut risque, et seraient selon certaines estimations à l’origine d’au moins un tiers des nouvelles contaminations en Amérique latine (Sida y sexo entre hombres en América Latina, 2002). Le manque de recherches ciblées et donc de statistiques fiables sur les HSH dans les pays du Sud interdit plus de précision, mais certains indices donnent à penser que de telles estimations restent très en dessous de la réalité, alors que les moyens alloués pour aider cette population ne représentent qu’une fraction du budget total disponible.

Inaccessibles

Les HSH peuvent être tout à la fois des époux, des pères et des partenaires ou amis " bisexuels ". La plupart d’entre eux n’éprouvent aucun besoin de s’identifier à une sous-culture particulière. C’est dire que les ONGs et les organisations de soins Sida qui ne s’adressent qu’aux hommes dont l’identité homosexuelle est clairement définie n’ont aucune chance ou presque de les atteindre. Mais en même temps, au sein de cette population HSH, c’est la minorité militante et hautement visible des hommes et des garçons qui s’assument comme " gays " qui doit affronter à elle seule l’homophobie et la stigmatisation de la société.

Pourquoi les HSH et pourquoi ce colloque ?

Qui sont ces " HSH " et pourquoi ce bizarre acronyme ? Quel sens peuvent avoir pour d’autres cultures de l’hémisphère Sud des expressions telles que " homosexualité masculine " ou " sexualité à haut risque " ? Pourquoi les HSH ont-ils souvent des pratiques à risque ? Par quels moyens pouvons-nous élargir et approfondir méthodiquement notre fonds de compétences et d’expérience pour aider à combattre la pandémie dans les pays du Sud ?

Ce colloque vise à réunir de 200 à 300 participants venus des Pays-Bas et de l’étranger. L’ordre du jour portera notamment sur les points suivants :

- Les activités d’Hivos dans ce domaine depuis quinze ans
- Evolution de la problématique HSH et concepts nouveaux
- Quels objectifs pour la prochaine décennie ?

Hivos donnera à vingt spécialistes des HSH en provenance de pays de l’hémisphère Sud une première occasion d’exposer leurs travaux, de comparer leurs points de vue (parfois controversés) et de partager leurs préoccupations avec des experts néerlandais, devant un public averti, sur le thème général " Homosexualités, VIH/Sida et Hivos : un premier tour d’horizon " le 21 octobre 2004, de 11h à 17h, au De Rode Hoed, Amsterdam centre-ville.

Ce colloque sera aussi l’occasion de rendre hommage à M.F. Mom, responsable des questions Lgbt et VIH/Sida, qui quitte l’Institut au terme d’une carrière qui lui a valu une estime internationale. Ses nombreux collègues et amis seront cordialement invités à prendre un " borrel " hollandais en sa compagnie.

Inscription prealable seulement par site web. Le colloque sera entièrement en Anglais; la synthèse sera disponible à partir du 10 novembre 2004.
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