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L'équipe ILGA à Genève

in BRAZIL, 24/04/2004

Beto de Jesus

Beto de Jesus, 41 ans, éducateur, participa au lancement de la Gay Pride de Sao Paulo, au Brésil, dont il a ensuite été le coordinateur de 1999 à 2002. Il est aujourd’hui le Secrétaire général de l’Institut Edson de Sao Paulo y et le directeur, pour la Région Sud Est, de l’Association brésilienne des gays, lesbiennes et transgenres – l’ ABGLT.

Le Brésil, un pays de contradictions

Le Brésil se trouve dans une situation paradoxale en ce qui concerne les thèmes LGBTs. Nous avons une des Gay Prides les plus importantes, avec plus d’un million de personnes dans les rues, mais nous ne possédons aucun dispositif légal susceptible de garantir les droits fondamentaux des LGBTs. Il existe au Brésil un Front parlementaire pour la libre expression sexuelle, formé par près de 80 députés et sénateurs, mais nous n’arrivons pas à faire approuver de lois fédérales, étant donné l’intolérance des députés (catholiques et évangélistes). Depuis 1996, notre projet de Pacte d’Union civile entre personnes du même sexe se trouve toujours au Congrès, en dépit des efforts accomplis par les groupes LGBTs brésiliens, qui sont plus de 200 à l’échelle de tout le pays. Il y a beaucoup de violence institutionnalisée et de crimes homophobes. Les travestis ont des difficultés à accéder et à rester dans les écoles publiques, mais aussi à s’insérer dans le monde du travail. Il n’existe cependant aucune loi faisant de l’homosexualité un délit.

Notre espoir : le Programme Brésil sans homophobie.

Depuis le référendum sur la Résolution brésilienne organisé à Rio de Janeiro en décembre 2003, l’institution à laquelle j’appartiens – l’institut Edson Neris _ - travaille en partenariat avec les groupes LGBTs et d’autres groupes de défense des droits de l’Homme au Brésil, en faisant pression sur le gouvernement brésilien mais aussi en faisant la promotion de la Résolution à travers les médias. A Sao Paulo, nous avons mis en place un processus de formation des assistants juridiques, des coordinateurs pédagogiques et des professeurs du réseau public d’enseignement qui aborde la question de l’orientation et de l’identité sexuelles. En mai 2004, le travail de nombreux groupes LGBTs et surtout de l’Association brésilienne des Gays, Lesbiennes et Transgenres - l’ABGLT -, a abouti au lancement du Programme " Brésil sans homophobie ", élaboré par le Secrétariat spécial aux Droits de l’homme du Gouvernement fédéral en partenariat avec plusieurs autres ministères (Culture, Justice, Relations extérieures, Travail, Santé, Sport), ainsi qu’avec le Secrétariat spécial à la politique féminine et à la Promotion des politiques d’égalité raciale.
Ce programme a pour objectif la défense des droits de la communauté LGBT et il sera sans doute d’une importance cruciale pour l’approbation par l’ONU en 2005 de la Résolution brésilienne sur les Droits de l’Homme et l’orientation sexuelle.

Un représentant de la délégation brésilienne à l’ONU se montre ouvert à une discussion sur le thème de l’identité de genre

Nos contacts avec la délégation brésilienne à Genève ont été très productifs et ont permis d’approfondir la discussion sur l’identité de genre, un thème qui devrait figurer dans le texte de la Résolution de 2005. Le ministre Antonio Pedro a sollicité un complément d’information sur la situation des transgenres, en laissant à l’Institut Edson Neris la responsabilité de la collecte des informations. Après l’entrevue qu’il a eue avec moi, le Représentant de la délégation a participé à une réunion avec une délégation d’activistes d’ILGA et d’autres organisations internationales.

(1) Edson Neris da Silva, homosexuel, mort le 6 février 2000 après avoir été roué de coups par un groupe de 30 skinheads parce qu’il marchait au centre de Sao Paulo en donnant la main à son ami.

Traduction : Christian Pirlet
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