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L'équipe ILGA à Genève

in WORLD, 15/06/2004

Pedro Anibal Paradiso Sottile

Pedro Anibal Paradiso Sottile, 31 ans, est activiste au sein de la Communauté Homosexuelle d’Argentine (CHA), membre du bureau et coordinateur du département juridique. CHA travaille en Argentine depuis 20 ans. Parmi ses victoires les plus marquantes, on recense la loi sur l’union civile à Buenos Aires, premier texte de loi en Amérique Latine qui accorde des droits aux couples LGBT.

Los Derechos Humanos en Argentina

La situation des droits de l’homme LGBT en Argentine est contradictoire. D’un côté, il y a eu des avancées importantes dans l’agenda des droits LGBT. Buenos Aires, Rosario et Rio Negro ont toutes une législation sur la non-discrimination en matière d’orientation sexuelle et garantissent le droit d’être différent. Grâce à un texte de loi proposé par CHA, la ville autonome de Buenos Aires a été la première ville d’Amérique Latine à accorder aux couples gays, lesbiens, travestis, transexuels et bisexuels des droits équivalents à ceux accordés aux hétérosexuels. Rio Negro doit suivre la même voie. En décembre 2003, la chambre des représentants à passé un amendement dans la loi nationale anti-discrimination afin d’y incorporer l’orientation sexuelle, l’identité de genre et son expression. Il attend maintenant l’approbation finale du sénat.

D’un autre côté, si l’Argentine ne pénalise plus le fait d’être LGBT, il n’ y a pas de législation nationale qui respecte totalement la citoyenneté et les droits de l’homme LGBT. Il y a des violations incessantes de nos droits humains. Nos droits individuels fondamentaux (santé, vie, travail, éducation, parentalité, accès au système judiciaire,etc...) ne sont pas respectés à cause de notre orientation sexuelle et identité de genre. La violence et la persécution institutionnelle, ainsi que les crimes homophobes perpétrés par la police contre les travestis et les transexuels démontrent clairement la situation dans laquelle nous vivons. Le plus souvent, la paralysie du système judiciaire implique une exemption de peines pour les auteurs de ces abus. La prostitution n’est pas un crime, mais, dans quasiment tout le pays, elle est réprimée et pénalisée par des lois locales.

L’Argentine a rendu publique sa décision de soutenir la résolution brésilienne à l’ONU

La CHA a travaillé pour la résolution brésilienne depuis 2003, lorsque la proposition a été présentée à l’ONU. A cette occasion, notre pays avait déclaré qu’il voterait contre, mais nous avons réussi à faire en sorte que l’argentine s’abstienne.
Sous le nouveau gouvernement, en décembre 2003, la CHA et l’ILGA ont rencontré le ministre des affaires étrangères, Consul Bielsa, et demandé que l’Argentine soutienne la résolution et y inclut la question de l’identité de genre. En mars 2004, lorsque que Consul Bielsa a visité le vatican, par décision du président Kirchner, notre pays a publiquement déclaré son soutien à la non-discrimination en matière d’orientation sexuelle et a voté en ce sens dans la commission des Nations Unis sur les droits de l’Homme.
C’est la première fois que l’Argentine soutient une initiative internationale en faveur des droits de l’homme LGBT. Dans le contexte de l’ajournement à 2005, la CHA a demandé l’organisation d’une réunion avec le président pour demander que l’Argentine rejoigne le Brésil pour proposer la résolution et mener des efforts pour la faire voter lors de la 61ème session.

La Communité Homosexuelle d’Argentine a exprimé ses inquiétudes aux Nations Unis.

Pour la première fois, grâce à l’Assemblée Permanente des Droits de l’Homme (APDH), la CHA a pu s’exprimer en tant qu’Organisation Non-Gouvernementale dans la session de la Commission des Nations Unis pour les Droits de l’Homme. Cesar Cigliutti et Pedro Paradiso Sottile ont présenté la situation de l’organisation et la situation des droits de l’Homme et des droits des LGBT dans le pays.


La Mission Argentine auprès des Nations Unis nous a ouvert ses portes


Notre rencontre avec la Mission Argentine à Genève a été très positive et productive. Le ministre Sergio Cerda a permis que la CHA et l’ILGA puissent parler de l’importance de la reconnaissance au niveau des Nations Unis du droit à la non-discrimination en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre. Nous avons été occupés en permanence par des réunions informelles et la Mission a semblé être sensible à la situation de notre communauté et intéressée par la défense et la promotion de la résolution. Grâce à ses efforts, nous avons été en mesure de parler officiellement avec le GRULAC ( Groupe Amérique Latine et Caraïbes des Nations Unis), qui, cette année, est présidé par l’Argentine, afin de demander un soutien de tous pour la résolution qui sera présentée en 2005, souligner l’importance d’y inclure la question de l’identité de genre et les remercier pour le consensus sur la question du report qui a permis de la garder à l’ordre du jour des Nations Unis.

Traduction : Eric Le Parc
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