Home, Asia, Europe, North America, Latin America and Caribbean, Oceania, Nouvelles, Carte du site
Accueil / Articles (WORLD) / Rapport sur l’homophobie d’Etat 2009
chargement de la carte…

Contributeurs

anonymous contributorÉcrit anonymement. (Anglais)
anonymous contributorÉcrit anonymement. (Français)
anonymous contributorÉcrit anonymement. (Espagnol)
anonymous contributorÉcrit anonymement. (Portugais)

Facebook

marqués avec: homophobie
Rapport sur l’homophobie d’Etat 2009

in WORLD, 13/05/2009

80 pays à travers le monde considèrent que l’homosexualité est illégale, et cinq d’entre eux punissent de mort les actes homosexuels

L’ILGA, l’Association Internationale des Lesbiennes, des Gays, des personnes Bisexuelles, Trans et Intersexuelles publie la troisième édition de son rapport sur l’Homophobie d’ État, fondé sur les recherches de Daniel Ottosson. Ce rapport regroupe les législations criminalisant les actes sexuels consensuels en privé entre personnes majeures du même sexe*.

Le Panama ayant décriminalisé l’homosexualité en 2008 et le Burundi l’ayant criminalisé pour la première fois de son histoire en 2009, le monde compte actuellement 80 pays dotés de lois homophobes soutenues par les états : 72 pays et 3 entités (République turque de Chypre du nord, Gaza et les Îles Cook) punissent d’emprisonnement les adultes consentants, alors que 5 pays (l’Iran, la Mauritanie, l’Arabie Saoudite, le Soudan, le Yémen et des parties du Nigeria et de la Somalie) les punissent de mort.

Gloria Careaga, co-secrétaire générale de l’ILGA :

« L'homophobie est la peur, l'aversion, ou la discrimination envers l'homosexualité ou les homosexuel-le-s. Il s'agit de la haine, de l'hostilité, ou de la désapprobation des homosexuels. Aussi révoltante que dangereuse – et parfois meurtrière – elle rend la vie des lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels ou intersexuels (LGBTI) impossible et crée souvent un sentiment d'insécurité dévastateur même au cœur de leur propre famille d'origine. L'homophobie est encore plus révoltante et dangereuse – et encore une fois meurtrière – quand elle apparaît en toutes lettres dans la loi. Lorsque discrimination et haine sont inscrites dans les textes qui sont destinés à sanctionner le pacte social représenté par un État, un homosexuel sait qu'il n'aura nulle part où trouver de l'aide. L'idée qu'un État puisse tolérer, sanctionner et encourager ces pratiques est inacceptable, en particulier quand ce même État prétend respecter les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Renato Sabbadini, co-secrétaire général de l’ILGA :

« À vrai dire, alors que les différences relatives à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre ou d'expression sont probablement innées – quelle femme serait assez folle pour choisir d'être lesbienne dans un pays extrêmement homophobe ? - il n'en est pas de même en ce qui concerne l'homophobie, qui est souvent le résultat d'une certaine époque et d'un certain contexte dans l'histoire, une époque et un contexte qui ont toujours été caractérisés par une forte inégalité entre les hommes et les femmes. En effet, au cœur de l'homophobie, de la lesbophobie et de la transphobie repose la croyance selon laquelle les hommes et les femmes ne devraient pas être égaux, devraient jouer des rôles non interchangeables et être confinés à une hiérarchie où les uns domineraient les autres. »

Dans un discours prononcé à New York le 18 décembre à l’occasion de la Déclaration des Nations Unies signée par 66 pays de tous les continents contre la criminalisation de l’homosexualité, la Haut Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Mme. Navanethem Pillay, a affirmé que « certains soutiennent que parce que l'orientation sexuelle ou l'identité de genre ne figurent explicitement dans aucune des conventions et engagements, il ne devrait y avoir aucune protection. Ma réponse est qu'une telle proposition est légalement indéfendable, ce qui est confirmé par l’évolution de la jurisprudence. Le principe d'universalité n'admet aucune exception. Les droits de l'homme représentent par excellence le droit d'aînesse de tous les êtres humains. »

Avec ce rapport, l’ILGA, réseau mondial de groupes nationaux et locaux, qui compte plus de 700 organisations membres venues de tous les continents et représentant 110 pays, et qui se consacre à obtenir l’égalité des droits les lesbiennes, gays et personnes bisexuelles, trans et intersexuelles (LGBTI), veut montrer du doigt les états qui à la fin de la première décennie du 21ème siècle traitent encore leurs citoyens LGBTI comme des êtres inférieurs qui ne mériteraient pas qu’on leur montre de la considération. Cette absence de mérite est uniquement celle de ces états, car ce sont eux qui se déshonorent en privant un nombre significatif de leurs citoyens de la dignité, du respect, et de la jouissance de l’égalité des droits.

*Les lois relatives à de tels actes en public, avec des mineurs, de force ou pour toute autre raison, ne sont pas incluses. Ne le sont pas non plus les pays où de tels actes sont légaux.

L’ILGA est l’Association Internationale des Lesbiennes, des Gays, des personnes Bisexuelles, Trans et Intersexuelles. Il s’agit d’un réseau mondial de groupes nationaux et locaux, qui se consacre à obtenir l’égalité des droits les lesbiennes, gays et personnes bisexuelles, trans et intersexuelles (LGBTI) dans le monde entier. Fondée en 1978, elle compte maintenant plus de 700 organisations membres. Tous les continents et approximativement 110 pays sont représentés. L’ILGA est à ce jour la seule association internationale non-gouvernementale communautaire qui se concentre sur le combat contre les discriminations pour des motifs d’orientation sexuelle et d’identité de genre en tant que question mondiale.

www.ilga.org

Pour obtenir plus d’information sur l’Homophobie cautionnée par les États, les législations concernant les personnes LGBTI et les activités de l’ILGA à travers le monde et aux Nations Unies, veuillez contacter :

Stephen Barris / ILGA: 00 32 2 502 24
Bookmark and Share