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L'équipe ILGA à Genève

in WORLD, 15/06/2004

Rosanna Flamer-Caldera

Rosanna Flamer-Caldera est Co-Secrétaire Général de l’ILGA et coordinatrice du Groupe d’Aide aux Femmes au Sri Lanka.

Le Groupe d’Aide aux Femmes est la seule organisation de femmes lesbiennes, bisexuelles et transgenre au Sri Lanka.
Jusqu’il y a 5 ans, aucune organisation ne défendait, de manière active, les droits des personnes LBT, dans un pays marqué par le conservatisme et les traditions, stigmatisant et diabolisant l’homosexualité. Dans ce contexte, l’engagement du GAF, caractérisé par son soutien des droits des personnes LBT, la création d’un espace protégé et l’offre d’une voix pour se faire entendre, non seulement dans le pays mais aussi au niveau mondial, relève de l’exploit. Pour de plus amples informations, consultez le site Web à http://www.wsgsrilanka.org.

Selon le Code Pénal sri lankais, l’homosexualité est toujours punissable. En 1995, l’article 365 A du Code Pénal, traitant de l’homosexualité, a été mis en question. Malheureusement, cette tentative a échoué et le Ministre de la Justice a élargi le champ d’application de l’article en incluant le lesbianisme. Cette disposition légale permet aux instances officielles de harceler et de punir les homosexuels de façon injuste. Les arrestations de routine, sans mandat, les passages à tabac et la torture sont fréquents. La corruption et le chantage sont également des tactiques utilisées par les forces de l’ordre. Cette loi légitime également le sentiment d’homophobie au sein de la société et permet de traiter les personnes LGBT avec mépris et dédain, se traduisant souvent par de la violence, tant physique qu’émotionnelle. Il y a plusieurs cas avérés de suicides de lesbiennes, de violence à l’égard de personnes LGBT, forcées à l’hétérosexualité par leur famille, et bien d’autres abus. La discrimination en fonction de l’orientation sexuelle est très répandue au travail, dans les soins de santé, dans les sports, au sein de la famille et dans l’administration.

Au Sri Lanka, mon action en faveur de la Résolution Brésilienne a porté sur plusieurs aspects. J’ai eu des contacts avec S.E. le Président, S.E. le Premier Ministre, le Ministre des Affaires Etrangères, le Ministre de la Justice, le Chef de Mission aux Nations Unies à Genève et la Présidente de la Commission des Droits de l’Homme au Sri Lanka (Dr Radhika Coomaraswamy). Mme Coomaraswamy était précédemment Rapporteur Spécial de la commission sur la violence envers les femmes. Je l’ai rencontrée avec des avocats des Droits de l’Homme et nous avons discuté notre position dans le cadre des Droits de l’Homme et dans le contexte sri lankais. Internet et le mail ont été des outils-clés pour répandre l’information à propos de cette résolution.

La position du Sri Lanka à Genève.

J’ai eu le plaisir de rencontrer le Chef de Mission S.E. Sarala Fernando et M. Ekanayake, directeur adjoint N.U. & Affaires Multilatérales au Ministère des Affaires Etrangères. Leur opinion était que la position du Sri Lanka était en parfait accord avec l’OIC (l’Organisation des Conférences Islamiques) et la législation du pays, l’article 365A du Code pénal étant dès lors un sujet sensible.

Traduction : Christian van Dieren
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