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L'équipe ILGA à Genève

in FIJI, 15/06/2004

Carlos Perera

Bula Vinaka et chaleureuses salutations du Pacifique depuis Genève.

Je suis le coordinateur du seul projet LGBT des Fiji’s, intitulé le Projet pour les Minorités sexuelles dans le cadre de l’Action des Femmes pour le Changement (WAC), et apparemment le seul projet enregistré dans le Pacifique Sud ( à l’exclusion de l’Australie et le Nouvelle Zélande). Je suis également membre du bureau mondial de l’ILGA en tant que représentant de l’Océanie.

Bataille continue pour le retrait de la notion d’orientation sexuelle

L’homophobie est le problème prédominant pour les personnes LGBT dans les îles Fiji, et cela entraîne d’autres problèmes. La constitution de 1997 protège les personnes LGBT sous la clause anti-discriminatoire de la section 38(2)(b). En 2000, le gouvernement a tenté d’exclure l’orientation sexuelle de cette clause, et à nouveau le gouvernement illégal qui est aujourd’hui le gouvernement élu du moment essaie de faire de même. Grâce à la pression massive et combinée des ONG locales et internationales, et des individus, la clause est sauve pour le moment. Malgré l’existence de cet élément législatif de taille, le code pénal, qui a été rédigé pendant la période coloniale et est toujours en vigueur de nos jours, poursuit les hommes qui ont des relations sexuelles entre eux, que ce soit dans la sphère publique ou privée. La peine encourue est 15 ans d’emprisonnement, ce qui contredit la constitution de 1997 (sous la section 38 (2)(b) et la section 37(1), qui proclame le droit à la vie privée).

Le Projet pour les Minorités Sexuelles traite tous les aspects des questions LGBT. Il défend les droits LGBT, mène les activités de fierté LGBT, est en contact avec le gouvernement et les ONG’s à la fois locales et internationales, et apporte des connaissances de base, y compris de la formation pour débuter sa propre affaire afin d’éradiquer la pauvreté dans la communauté LGBT. Il favorise une prise de conscience sur les problèmes touchant les personnes LGBT, propose du conseil et un réseau de soutien, et dispose d’un centre d’accueil dotée d’une bibliothèque spécialisée sur ces questions. Le projet organise également des programmes destinés à développer sa propre estime de soi pour les membres LGBT.

La sensibilisation à la résolution brésilienne a été grande dans la région Océanienne.

Uma Kali, représentante féminine de l’ILGA pour la région, a travaillé sans relâche pour informer nos collègues australiens et néo-zélandais. Et le Projet pour les Minorités Sexuelles a largement diffusé les informations à travers les nouveaux contacts qu’il a établis avec les ONG régionales. Il a reçu de nombreuses demandes concernant la résolution, notre organisation et les problèmes qui affectent les populations LGBT. La grande majorité des personnes LGBT vivant dans le Pacifique Sud, à l’exclusion de l’Australie et de la Nouvelle Zélande, n’ont pas un accès régulier ou pas d’accès du tout à l‘internet. Heureusement, l’usage du téléphone arabe est encore en vigueur. Notre projet a aussi adopté cette méthode, tout en restant très prudent afin d’éviter les distorsions d’information en chemin. Malheureusement, nos frères et sœurs des coins les plus reculés n’ont pas pu être joints pour des raisons de sécurité.

Le Projet pour les Minorités Sexuelles a également fait un travail important de lobbying auprès du gouvernement, notamment du ministre des affaires étrangères. Quoique les îles Fiji ne siègent pas à l’UNCHR, il nous a indiqué que le gouvernement appuyait la résolution et qu’il avait adressé des instructions au secrétaire permanent des Fiji’s auprès des Nations Unis pour appuyer la résolution.

Traduction : Eric Le Parc
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