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L'équipe ILGA à Genève

in WORLD, 15/06/2004

Armand Hotimsky

Mon implication dans la lutte pour les droits des minorités sexuelles remonte à 1980 avec ma participation entre autre au CUARH – Comite d’Urgence Anti-Répression Homosexuel. Dès 1991, j’organise les premières réunions pour les transgenres à Paris. Finalement, c’est en 1995 que je crée le CARITIG (Centre d’Aide, de Recherche et d’Information sur la Transsexualité et l’Identité de Genre), première organisation entièrement dédiée à la population transgenre en France.

Homophobie, transphobie, le combat continue.

Le début de l’année 2004 a été marqué par l’agression de Sébastien Nouchet dans le nord de la France. Aspergé d’essence puis immolé le 16 janvier dernier, il est aujourd’hui hospitalisé, brûlé au troisième degré. Le mouvement LGBT se bat depuis plusieurs années pour que les propos homophobes soient punis par la loi. Les actions ont redoublé depuis ce drame : rassemblements, pétitions, interpellation des medias, rendez-vous dans les ministères… Finalement, le gouvernement présentera un projet de loi pour la pénalisation de l’incitation à la haine homophobe avant la fin de l’année. Le CARITIG s’implique activement pour que la transphobie ne soit pas oubliée.

Le CARITIG travaille à tous les niveaux des besoins de la population transgenre, cela inclut aussi bien la diffusion de l’information, l’organisation de conférences, la production de publications, ainsi que des permanences téléphoniques et d’accueil ou la participation à la marche des fiertés. Nous proposons également un site internet et nous développons des partenariats tel que celui avec SOS Homophobie, observatoire de l’homophobie en France.

Si plusieurs pays européens ont des lois en matière de changement d’état civil pour les transsexuels, d’autres comme le Royaume Uni et la Belgique y travaillent. La France bien que condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en mars 1992 ne propose toujours pas de facilitations pour effectuer cette démarche. Devant cet état de fait, le CARITIG maintient une pression constante pour qu’une véritable reconnaissance des discriminations dont sont victimes les transgenres soient reconnues et que des mesures soient prises tel que l’abrogation de l’ordonnance Lépine de 1907 qui interdit le travestissement, nous réclamons également une loi correspondant aux attentes de la population transgenre.
Résolution brésilienne en France

L’information concernant la Résolution Brésilienne a été largement diffusée en France. Sur les listes de diffusion ou dans la presse LGBT, il était possible de suivre les événements.
Lors des derniers rendez-vous avec le gouvernement français, les associations ont demandé au gouvernement de soutenir pleinement la Résolution. Le CARITIG a participé à la dissémination de l’information par sa liste de diffusion et son bulletin mensuel. En automne 2005, Paris accueillera la conférence de l’Ilga-Europe, si les français étaient peu sensibilisés à l’intérêt de tisser des liens avec les autres associations d’Europe voire du monde, l’organisation de cette manifestation a dès à présent permit un rapprochement. Cette prise de conscience va être un apport à la diversité du réseau LGBT européen et permettra des échanges d’expériences.

Identité de genre et la Résolution

Malgré la présence de personnalités fortes de la communauté transgenre internationale, la mention de l’identité de genre dans la résolution reste incertaine. Seul représentant de la France, ma mission était d’inciter les pays francophones à soutenir cette mention. Des rencontres avec les délégations de la France, de la Suisse et de plusieurs pays d’Afrique francophone ont permis de réaffirmer l’importance de son inclusion et d’évoquer le droit à l’expression du genre.
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