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Journée Mondiale contre la Peine de Mort

in WORLD, 12/10/2007

7 pays appliquent encore la peine capitale à l’encontre des personnes qui aiment les personnes de même sexe.

Le 10 Octobre, nous célébrons la Journée Mondiale contre la Peine de Mort. C’est également la première Journée Européenne contre la Peine de Mort, conformément à la déclaration du Conseil Européen du 27 septembre 2007.

Le Conseil Européen représente la seule région au monde où la Peine de Mort n’est pas appliquée, de facto, car tous ses membres ont soit aboli soit constitué des moratoires pour la suspension de cette peine. Le Belarus est le seul pays européen (hors Conseil Européen) où la Peine de Mort est encore en vigueur.

De nos jours, la Peine de Mort est encore exécutée dans les autres régions du monde, et, dans sept pays elle sanctionne les pratiques sexuelles entre adultes consentants de même sexe.

Ces pays sont :
- L’Arabie Saoudite
- Les Etats-Unis d’Amérique
- L’Iran
- La Mauritanie
- Le Nigeria (la Peine de Mort est appliquée par la Charia en vigueur dans 12 provinces du Nord du pays)
- Le Soudan
- Le Yémen

L’ILGA et L’ILGA-EUROPE saluent et encouragent le débat sur l’abolition complète de la peine de mort, et interpellent sur le fait que dans sept pays elle sanctionne les pratiques sexuelles entre adultes consentants de même sexe.

Philippe Braun, Co-Secrétaire Général de l’ILGA, déclare que : « La valeur et la dignité de chaque être humain est au centre de la philosophie universelle des droits humains. Chaque personne est unique et a droit au plus précieux des droits, garanti par l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : le Droit à la vie. L’existence même de la peine de mort est en contradiction directe avec ces principes, et anéantit la valeur de l’être humain. Condamner à mort des personnes pour l’amour et/ou l’affection qu’elles portent pour des personnes de même sexe est encore plus barbare et draconien. L’ILGA appelle les sept pays, qui tuent des Hommes pour la simple raison qu’ils sont amoureux de personnes de même sexe qu’eux, à réviser immédiatement leurs lois et à abolir la peine de mort, notamment à l’encontre des relations sexuelles entre adultes consentants de même sexe.»

Plus loin, Philippe Braun ajoute : « Nous exhortons les Nations Unies à user de tous leurs pouvoirs et de leur autorité pour faire respecter la valeur et la dignité de chaque individu. L’ILGA salue le fait que la Commission pour les Droits Humains des Nations Unies ait déjà voté en 2003 et 2004, comme partie de sa résolution sur la question de la peine de mort, pour la condamnation de l’application de cette peine à des actes non-violents comme les actes sexuels entre adultes consentants. Le droit à la vie est universel, il ne peut être négocié, conditionné ou justifié, il ne peut y avoir de relativisme national sur ce fait, et aucun état ne devrait avoir la permission de tuer ni être toléré pour cela. »

Patricia Prendiville, Directrice Exécutrice de l’ILGA-EUROPE, affirme que : « le Conseil Européen peut être fier de représenter la seule région au monde où la peine de mort n’est pas exécutée, et celle qui fait de l’abolition de cette peine une condition à l’admission du Belarus. Mais l’Europe ne peut pas ignorer le fait que des pays dans d’autres régions du monde condamne des Hommes à mort parce qu’ils éprouvent de l’amour et expriment leur affection. L’Europe devrait user de toute son autorité politique et économique, de ses pouvoirs et son influence dans ses relations avec ces pays qui continuent à condamner à mort les personnes lesbiennes, gay et bisexuelles. Il ne peut y avoir de justification à collaborer ni à apporter du soutien et de l’assistance à ces pays.

Nous appelons les institutions européennes telles que l’Union Européenne, le Conseil de l’Europe et les Organisations pour la Sécurité et la Coopération en Europe, ainsi que chaque pays européen, à ne pas ignorer la peine de mort qui condamne les relations sexuelles entre personnes de même sexe dans sept pays, et à utiliser tous les moyens pour aborder cette problématique avec ces pays-là. »


Pour plus d’informations, veuillez contacter
Juris Lavrikovs (ILGA-EUROPE) au +32 2 609 54 16/ +32 496 708 375
Stephen Barris (ILGA) au +32 2 502 24 71

Notes aux éditeurs
(1) ILGA est l’Association Internationale Lesbienne et Gay qui œuvre pour l’équité et les droits humains pour les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transsexuelles et intersexuées (LGBTI) dans le monde entier. ILGA-EUROPE est la Région Européenne de l’ILGA.
(2) Le tout dernier journal de l’ILGA-EUROPE est dédié aux problématiques des droits des personnes LGBT au niveau global des Nations Unies, et contient une carte actualisée des droits des personnes LGBT dans le monde. Le journal et la carte sont disponibles sur le site web de l’ILGA-EUROPE.

(3) En avril 2007, l’ILGA a publié le rapport « Homophobie d’Etat : une enquête mondiale sur les lois qui interdisent la sexualité entre adultes consentants de même sexe », par Daniel Ottosson

(4) En 2005, ILGA-EUROPE a publié un rapport « Des droits, pas des crimes » qui jette un regard sur le rôle que les institutions de l’Union Européenne peuvent jouer auprès des pays qui criminalisent et permettent la condamnation à mort pour relations sexuelles entre personnes adultes consentantes.

Traduction: Steave Nemande - Alternatives Cameroon
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