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Droits LGBT à l’ONU – 2007

in WORLD, 25/07/2007

L’ONU accorde le statut d’observateur à des groupes travaillant sur les questions d’orientation sexuelle et d’identité de genre

(Nations unies, Genève, 24 juillet 2007.) – Dans un vote reconnaissant l’importance de faire entendre la voix des groupes travaillant pour les droits humains des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) à l’ONU, le Conseil économique et social (ECOSOC) a accordé, vendredi, le statut d’observateur à deux organisations non gouvernementales qui s’occupent des violations des droits humains basées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Les deux organisations, la Coalition gaie et lesbienne du Québec (CGQL) et la Fédération suédoise pour les droits des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres (RFSL), pourront utiliser leur statut d’observateurs à l’ONU pour travailler directement sur les droits humains et d’autres questions importantes pour la communauté LGBT en ayant accès à des réunions de l’ONU et à des rapports, et en organisant des évènements pour mieux faire connaitre les violences et les discriminations dont sont victimes les LGBT autour du monde.

Le Conseil économique et social comprend 54 États membres de l’ONU, représentant les cinq régions des Nations unies : Afrique, Asie, Amérique latine, Orient, Occident. Les États des cinq régions ont voté le renversement d’une décision négative de son comité ONG, et ont ainsi accrédité les groupes LGBT.

« La RFSL a maintenant la possibilité, conjointement avec d’autres, de travailler sur la situation des LGBT dans le monde en vue de l’améliorer », a déclaré Soren Juvas, président de la RFSL. Yvan Lapointe, directeur général de la CGLQ, a ajouté : « La décision nous réjouit vraiment, et nous sommes fiers du rôle de moteur qu’ont joué le Canada et le Québec dans le domaine des droits humains. Nous veillerons à maintenir ce rôle en travaillant avec d’autres membres de la communauté internationale pour faire progresser les droits des LGBT. »

John Fisher, d’ARC International, qui a coordonné le lobby et a suivi le vote à Genève, a déclaré : « Le Conseil économique et social a confirmé aujourd’hui la place des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres dans le travail des Nations Unies. Nous sommes heureux que le soutien aux ONG qui s’occupent des violations des droits humains basées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre continue d’augmenter. De toutes les régions du monde, les États ont envoyés un message clair pour dire que la discrimination n’a pas sa place dans le système de l’ONU, et que les questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre peuvent, et doivent être prises en compte. »

Paula Ettelbrick, de l’IGLHRC, qui a travaillé avec des groupes en Asie et en Amérique latine pour encourager leurs gouvernements à les soutenir, a relevé que, si les groupes suédois et canadien ont réussi, c’est, dans une large mesure, grâce au soutien de leurs gouvernements. « Ce vote illustre une fois de plus l’importance du travail mené localement en vue de faire entendre notre voix et notre participation internationalement », a déclaré Paula Ettelbrick.

Rosanna Flamer-Caldera, cosecrétaire générale de l’ILGA, qui a demandé à ses membres de faire pression sur leurs gouvernements à propos de ce vote important, a affirmé : « Nous voudrions que le comité ONG de l’ONU reconnaisse le message que le Conseil économique et social lui a adressé plusieurs fois, selon lequel les organisations LGBT devraient avoir accès à l’ONU de la même façon que les autres ONG. Nous voudrions aussi féliciter nos membres que sont la CGLQ et la RFSL pour leurs victoires respectives. »

Plusieurs autres candidatures venues de diverses régions doivent être examinées par le comité des ONG à partir de janvier 2008.
Pour l’instant, à peu près 2.800 ONG ont un statut consultatif auprès de l’ONU. Trois ONG européennes LGBT ont reçu un statut consultatif auprès de l’ECOSOC en décembre 2006 : la Danish National Association for Gays and Lesbians (LBL, « Association danoise nationale pour les gays et les lesbiennes »), la région européenne de l’International Lesbian and Gay Association (ILGA-Europe), et la Lesbian and Gay Federation in Germany (LSVD, « Fédération gay et lesbienne d’Allemagne »). L’International Wages Due Lesbians, basée aux USA, et la Coalition of Activist Lesbians, basée en Australie, ont depuis des années un statut consultatif auprès de l’ONU.

La liste complète des votes des états durant la session de vendredi de l’ECOSOC peut être consultée ici.

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Pour de plus amples informations, contacter :

Yvan Lapointe, Directeur Général, Coalition gaie et lesbienne du Québec
+1-418-573-2438, direction-cglq@oricom.ca

La CGLQ est une coalition d'Individus et de groupes québécois ayant pour but la promotion et l'éducation au sujet des droits humains, de l'orientation sexuelle, et de l'identité et de l'expression de genre.
www.cglq.org

Thomas Laurell, attaché de presse, RFSL,
+46-736-60-3264, thomas.laurell@rfsl.se

RFSL est la fédération nationale de Suède pour les droits LGBT.
www.rfsl.se/pitea/english.html

John Fisher, co-directeur, ARC International, +41-79-508-3968, john@arc-international.net

ARC International est une organisation orientée projets, basée au Canada, avec des bureaux à Genève, Suisse, conçue pour contribuer au développement d’un programme stratégique international en faveur des droits humains des lesbiennes, des gays, des bisexuels et des transgenres. ARC travaille en coopération avec des organisations intérieures et internationales déjà existantes sur les questions LGBT et apparentées, et cherche à jouer un rôle pour établir et promouvoir des communications et des réseaux positifs entre les groupes existants sur des objectifs précis.

Hossein Alizadeh, Coordinateur des communications, IGLHRC, +1-212-430-6016, halizadeh@iglhrc.org

L’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC, Commission internationale des droits humains gay et lesbiens) est une organisation des droits humains de premier plan, qui se consacre uniquement à l’amélioration dans le monde entier des droits des personnes risquant l’emprisonnement, des maltraitances ou la mort à cause de leur sexualité, de leur identité de genre ou de leur statut VIH/SIDA. L’IGLHRC combat les violations des droits humains en s’associant à et en soutenant des activistes de divers pays, en surveillant et en documentant les violations des droits humains, en s’adressant aux gouvernements mis en cause, et en informant les responsables internationaux des droits humains. Organisation non gouvernementale à but non lucratif, l’IGLHRC est basée à New York, et possède des bureaux à San Francisco, Buenos Aires et Johannesburg. www.iglhrc.org

L’ILGA est l’International Lesbian and Gay Association (association internationale des lesbiennes et des gays). C’est une fédération mondiale d’associations nationales et de groupes régionaux qui s’emploient à obtenir où que ce soit des droits égaux pour les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres (LGBT). Fondée en 1978,elle regroupe désormais plus de 560 organisations. Tous les continents ainsi qu’environ quatre-vingt-dix pays sont ainsi représentés. www.ilga.org

Stephen Barris, Chargé de communication, +32-2-502-2471, stephenbarris@ilga.org

Traduction: merci à François Peneaud et Romain Muller.
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