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Campagne ILGA pour une reconnaissance à l'ECOSOC

in BRAZIL, 23/05/2007

La Commission des Nations Unies sur les ONG reporte sa décision sur le statut de l’AGBLT, la fédération brésilienne LGBT, à janvier 2008

Le 17 mai 2007, journée internationale contre l’homophobie (IDAHO), l’AGBLT, association brésilienne de gays, lesbiennes, bisexuels, travestis et transexuels, représentée au Comité ONG de l’ONU par Toni Reis et Beto de Jesus, a répondu à des questions soulevées par l’Egypte, le Qatar, le Pakistan, le Soudan, le Burundi, la Guinée, et la Colombie.

Ces questions étaient les suivantes :
1- L’organisation dispense-t-elle des programmes d’éducation sexuelle dans les écoles et, dans l’affirmative, pour quelle classe d’âge ;
2- Quelle est sa compréhension d’une « société libre et égalitaire » (telle que mentionné dans les statuts de l’association), et
3- A quelle activité internationale participe-t-elle et quelle est sa relation avec l’Association internationale gay et lesbienne (ILGA) ?


Ces questions peuvent paraître quelque peu étranges compte-tenu de notre travail au Brésil. Mais, au fil de l’exercice, il s’est rapidement avéré qu’il s’agissait bien plutôt de tentatives de prouver que notre travail était de promouvoir l’homosexualité.

Dans sa réponse, Toni Reis a déclaré :
« La notion de société libre et égalitaire trouve son origine dans la constitution du Brésil qui promeut ‘une société qui assure l’exercice des droits individuels, la liberté, la sécurité, la santé (…), l’égalité et la justice comme valeurs suprêmes’ ».


En réponse aux questions relatives à l’éducation, Beto de Jesus insista sur le fait que « la diversité est une richesse sociale et pédagogique essentielle car elle humanise l’ensemble du processus d’élaboration des connaissances. Notre travail va bien plus loin que les questions d’orientation sexuelle. Il touche aussi bien aux questions ethniques ou raciales qu’aux questions de handicap, d’éducation dans les zones rurales etc. Il s’agit de rechercher, dans le domaine de l’éducation, des chemins pour vivre en paix et dans le respect des différences. »

Après que réponse eut été apportée à ces questions, la Délégation égyptienne demanda plus de renseignement
1- sur notre position concernant l’âge de majorité sexuelle ;
2- sur notre position concernant les agressions sexuelles consenties et forcées, en d’autres termes, le sadomasochisme.

Il ne fait aucun doute que ces questions, tout autant sans fondement que sans fin, appartenaient à une stratégie afin de ne pas affirmer directement leur refus de voir les gays, lesbiennes, bisexuels, travestis et transexuels représentés à la commission ECOSOC.

Parmi le pays membres du Conseil, la Dominique, la Guinée, le Pakistan, le Qatar et le Soudan appliquent des lois qui répriment pénalement l’homosexualité et ont voté contre notre demande d’adhésion.
L’Inde et l’Angola ont aussi des lois répriment pénalement l’homosexualité mais, au fil des rencontres avec ces délégations, l’Inde a déclaré qu’elle s’abstiendrait mais devrait se référer à son gouvernement pour un vote favorable.

Nous pensons que cela est certainement du aux efforts déployés par le gouvernement brésilien et au soutien apporté par l’AGLBT à la campagne pour « casser le brevet » du Efavirenz (médicament contre le VIH/SIDA) qui a généré des emplois en Inde.

L’Angola a déclaré qu’il voterait favorablement, reconnaissant le travail effectué dans le cadre du PN/DST/Aids (Plan National contre les IST et le Sida) et du CICT – le Centre International pour la Cooperation Technique - en partenariat avec des ONG brésiliennes dans ce pays.

Bien que l’Egypte soit le meneur de l’offensive des pays opposés au groupes LGBT, elle n’a pas de lois spécifiquement dirigées contre l’homosexualité. Les relations sexuelles consenties en un lieu privé entre deux adultes du même sexe ne sont pas interdites en tant que telles. Néanmoins, la récente Loi N°10/1961, votée pour lutter contre la prostitution, a pu être utilisée pur arrêter, dénoncer et condamner des hommes gays.

A cause d’une manœuvre de l’Egypte et du Soudan usant d’une règle de procédure pour demander un complément d’information sur les modalités du vote à leur capitales respectives, la majorité de l’assemblée réunie a décidé que le statut de l’ABGLT sera examiné lors de la prochaine réunion du Conseil en Janvier 2008.

En théorie, à ce jour, nous avons relevé les votes suivants :
- Favorable: Angola, Colombie, Israël, Pérou, Roumanie, le Royaume Uni et les Etats Unis ;
- Contre: Burundi, Chine, Egypte, Guinée, Pakistan, Qatar et Soudan
- Abstentions: Cuba, Inde, Turquie, Russie et Dominique.


Le gouvernement brésilien a joué un rôle important grâce à l’intervention de son représentant au Conseil, Lucia Maria Maierà, de la Mission Permanente à New York, pour mobiliser les votes favorables. Nous travaillerons ensemble à une stratégie pour le prochain Conseil avec des actions auprès des Nations Unies à New York et au Brésil à travers le Ministère des Affaires Etrangères.

Autre signe fort de l’état d’avancement de notre demande : le travail fait dans le cadre du Programme National contre les IST et le Sida a sans cesse été mentionné dans les discours de la mission comme un modèle à suivre pour sa contribution à la lutte contre le SIDA dans le monde.

Traduction : Christophe Cardon
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