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Banderoles de COAL lors du Mardi gras gay et lesbien de Sydney.
UNE ORGANISATION LESBIENNE FAIT PRESSION A L’ONU

in AUSTRALIA, 30/04/2007

La Coalition of Activist Lesbians à l’ONU

Avant même qu’ILGA-Europe et les fédérations danoise et allemande, LBL et LSVD, obtiennent leur statut auprès de l’ECOSOC au mois de novembre dernier, seuls deux autres groupes, deux associations lesbiennes, avaient eu la possibilité de participer aux fora des Nations Unies. Nous avons rencontré des membres de la Coalition des lesbiennes militantes (Coalition of Activist Lesbians, COAL) en Australie et le International Wages Due Lesbians WDL pour savoir comment elles avaient fait valoir leur droit et connaître leur impression sur les travaux de l’ONU.

La Coalition des lesbiennes militantes (COAL) a été créée en Australie en 1994 pour mettre fin aux discriminations à l’encontre des lesbiennes. COAL fait pression auprès des gouvernements australiens fédéral et des états afin que ces discriminations cessent. L’association publie régulièrement des recherches sur la santé lesbienne, la violence dont elles sont victimes, la lesbophobie et les violences domestiques dans les couples lesbiens. Elle a également pris part à nombre de rencontres nationales et internationales portant sur les questions lesbiennes.

Pourquoi avez-vous déposé une candidature pour un statut consultatif auprès de l’ONU il y a quelques années?

La coalition des lesbiennes militantes (COAL) en Australie a d’abord obtenu une accréditation aux Nations Unies, auprès de la CEDAW (Convention pour l’élimination de toute discrimination à l’encontre des femmes) vers 1994. Juste à temps pour la 4ème conférence sur les femmes de Beijing en 1995. Le gouvernement chinois avait menacé de ne pas octroyer de visas aux lesbiennes. Un grand nombre d’organisations de femmes australiennes étaient alors dirigées par des femmes luttant pour les droits humains des autres femmes, notamment les réfugiées et les jeunes femmes. Nous avons pris conscience que les féministes lesbiennes devaient trouver leur voix. La plupart des organisations LGBT mixtes étaient accaparées par les thèmes chers aux hommes et les questions féminines étaient finalement souvent occultées. COAL a donc lancé des consultations partout en Australie, bénéficié de financements publics, organisé des formations, s’est exprimée lors de conférences, comme aux Jeux Olympiques Gay par exemple. Elle a également participé au Mardi gras gay et a publié pléthore d’avis. Nous avons obtenu notre statut à l’ECOSOC dans le cadre du processus de Beijing.

Lorsque vous avez obtenu ce statut il y a quelques années, était-ce aussi difficile que pour les trois nouvelles organisations LGBT qui l’ont reçu en novembre 2006 ?

Bien qu’ayant obtenu ce statut plus tôt, nous avons dû, nous aussi, apporter la preuve qu’aucun de nos membres n’était pédophile et que nous représentions réellement les lesbiennes australiennes. Ce fut finalement assez facile.

Comment se fait-il que la majorité des associations LGBT n’aient appris que vous bénéficiez de ce statut qu’en décembre 2006 ? Est-ce de nouveau lié à l’invisibilité des lesbiennes, et la volonté de les maintenir dans cet état, même au sein des mouvements LGBT ?

Malgré les rapports réguliers rédigés par COAL pour la CEDAW, y compris le rapport Beijing +5, le rapport des 10 ans et la présence de nos représentantes à ces réunions, la reconnaissance de notre travail n’a été que très parcellaire. J’y vois là l’expression d’une base militante féministe et de notre volonté de nous concentrer sur le travail avec la CEDAW aux côtés des organisations partenaires. Cela met également en exergue le caractère invisible des travaux féministes lesbiens au sein des associations LGBT mixtes. Depuis l’arrivée du gouvernement de coalition libéral, en 1997, les sources de financement public ont tari. Nous avons dû nous en remettre à l’énergie des bénévoles.

Entretien avec Jack Draper, par Patricia Curzi, ILGA


Kim Vance, d’Arc International, a prononcé un discours au nom du groupe lesbien COAL.

Retrouvez, en images, le discours prononcé devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève en octobre 2006.


Merci à Stéphanie Lange pour la traduction de l’anglais au français




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