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Les questions LGBT en Israël/Jerusalem

in ISRAEL, 22/02/2007

Entrevoir l'arc-en-ciel au dela du mur

Je mens lorsque je rentre en Israël et je mens lorsque je fais le voyage retour. Je dis que je suis venue pour traiter des questions LGBT, que je n’y ai rencontré que des Israéliens. Lorsque l’officier de sécurité à l’aéroport veut écouter l’enregistrement des interviews, je le laisse écouter mes amis parlant hébreux. Il appose des vignettes vertes sur mon passeport et ma valise, et je rentre chez moi sans avoir été exposée à des méthodes d’audition dégradantes et sans que mon matériel de travail n’ait été confisqué.


J’ai été en Israël pour traiter des questions LGBT. Chez moi, les sons et les voix volés jaillissent de mon lecteur MP3. Des voix qui racontent les conséquences destructrices de l’occupation. Des sons qui me rappellent le choc quand j’ai vu ce mur étranglant lentement mais sûrement les territoires palestiniens. Et je me souviens de ce film que m’a montré un Palestinien sur son téléphone portable, où un Israélien est abattu en pleine rue. Je me souviens de la manière dont je le quitte et échappe à son rire sourd, presque soulagée qu’il ne peut me suivre. Il doit rester à cet endroit car le mur se dresse là à la frontière de son village.

Je poursuis mon voyage, passant facilement les points de contrôle, sans jamais être arrêtée ou conduite dans une de ces petites pièces sans toilette pour des auditions interminables. J’échappe à la puanteur qui y règne et continue mon chemin sur ces routes parallèles, l’une pour les Palestiniens et l’autre pour les Israéliens.
Je suis en Israël pour traiter des questions LGBT. L’invitation de Noa Sattath que je montre à l’officier de sécurité de l’aéroport sera mon laissez-passer. Elle est présidente de la Jerusalem Open House. Ces deux dernières années, on l’a vue dans les médias occidentaux en raison des des World Pride qui auraient dû à deux reprises être célébrées à Jérusalem.

Deux fois, elle a été annulée, la première en raison du retrait des colons de la Bande de Gaza et le seconde en raison de la guerre libano-israélienne. En novembre, une nouvelle parade, baptisée Jerusalem Pride, devait être organisée pour compenser les deux précédentes. Mais une fois encore, la police a retiré l’autorisation, cette fois-ci parce que des juifs ultra-orthodoxes ont envahi les rues, proféré des menaces de mort, incendié des poubelles et tapissé la ville de slogans homophobes.

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Article Publié dans le magazine suédois Kom Ut
Auteure Marit Östberg

Traduit du suédois au français par Damien Francienne
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