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L'ILGA condamne le meurtre de David Kato et presse les autorités Ougandaise d'assurer la sécurité de la communauté LGBTI

in UGANDA,

Le meurtre de David Kato intervient seulement quelques semaines après que le magazine local "Rolling Stones" a reçu une injonction de la cour suprême demandant de cesser la diffusion de noms de personnalités Ougandaises prétendument homosexuelles et d'appeler à leur pendaison. A cette heure, il semble qu'un individu a effectivement répondu à l'appel du magazine et que David Kato, qui s'assumait déjà publiquement en tant qu'homosexuel et activiste LGBTI est devenu la première victime mortelle de cet appel à la haine.

Bruxelles/Mexico, le 26 Janvier 2011 -- L'ILGA, l'association internationale Lesbienne, Gay, Bi, Trans et Intersex est profondément choquée par le meurtre de David Kato, activiste pour le droit des homosexuels, en Ouganda ce mercredi. Contrairement au premier rapport de police affirmant que le corps de David Kato avait été trouvé par des voisins dans sa maison de Kampala ce mercredi, la tête rouée de coups de marteaux, un second rapport suggère qu'il y aurait eu au moins un témoin de l'attaque et que Kato serait décédé sur le chemin de l'hôpital. La co-secrétaire-générale de l'ILGA, Gloria Careaga, basée à Mexico, a fermement exhorté les autorités Ougandaises à mettre un terme aux persécutions et violences envers les personnes LGBTI et à enquêter au plus vite et en profondeur sur "ce crime odieux". "Nous réclamons la justice et le respect. Notre travail international repose sur cette phrase : "Personne n'est en sécurité tant que tout le monde n'est pas en sécurité."", a déclaré Careaga.

Le meurtre de David Kato intervient seulement quelques semaines après que le magazine local "Rolling Stones" a reçu une injonction de la cour suprême demandant de cesser la diffusion de noms de personnalités Ougandaises prétendument homosexuelles et d'appeler à leur pendaison. A cette heure, il semble qu'un individu a effectivement répondu à l'appel du magazine et que David Kato, qui s'assumait déjà publiquement en tant qu'homosexuel et activiste LGBTI est devenu la première victime mortelle de cet appel à la haine. Gloria Careaga a déclaré : "Nous devons tout d'abord honorer David et célébrer sa vie et l'héritage qu'il nous laisse, tout en soutenant sa famille, ses amis ainsi que ses compagnons de lutte en Ouganda et partout dans le monde. Mais nous aurons ensuite à nous assurer que sa mort prouve qu'il faut mettre un terme à la vague de haine dirigée vers les personnes LGBTI en Afrique et tout particulièrement en Ouganda." Careaga a alors cité une déclaration de David Kato issue de son interview de l'année dernière par le magazine New Internationalist : "Je ne peux pas m'enfuir et laisser ceux que je protège derrière moi. Il y aura peut être des morts, mais moi, je serai le dernier à m'enfuir." "David Kato ne s'est pas enfui, et il est mort. Nous ne pouvons pas laisser son travail inachevé" a insisté Gloria Careaga. Ses propos ont ensuite été soutenus par le second co-secrétaire-général de l'ILGA, Renato Sabbadini, assigné entre autres aux Affaires Africaines.

David Kato avait visité le quartier général de l'ILGA aussi récemment que l'année dernière, lors de sa visite des institutions et gouvernements européens dans le but d'augmenter le soutien à la lutte contre la proposition de loi Ougandaise visant à faire de l'homosexualité un crime punit par la peine capitale. Il avait été arrêté par trois fois pour son activisme et avait été exposé à d'innombrables autres formes d'intimidatiotns et d'agressions. En tant qu'activiste de longue date, Kato avait reçu le titre de "grand-père des Kuchus" - nom que se donnent les homosexuels de Kampala - pour son travail en faveur de la communauté LGBT. Il avait par le passé hébergé de nombreuses personnes, leur avait rendu visite en prison et oeuvré pour leur libération. Il travaillait en tant que représentant légal pour la SMUG, Sexual Minorities Uganda, principale association Ougandaise pour le droit des LGBTI. Le meurtre de David Kato intervient ironiquement le jour même où Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, a fait la plus ferme demande de l'ONU à ce jour pour mettre un terme aux violations des droits de l'homme en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre.

Mario Kleinmoedig

Représentent de presse de l'ILGA
mariokleinmoedig@ilga.org

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