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anonymous contributorÉcrit anonymement. (Français)

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De gauche à droite, Danièle Baillon, Fanja Ravelonanosy, Eva Pechey. Photo Gwenaël André
LesBienNées de Nancy veulent libérer la parole des lesbiennes

in FRANCE, 12/11/2009

ASSOCIATION. Les BienNées, à Nancy, n'ont pas leur langue dans leur poche: «Les Biennées ont été créées parce qu'il existait des combats qu'elles souhaitaient mener et que des hommes n'étaient pas prêts à suivre». Portrait d'une association conviviale et lesbocentrée.

La notion de pouvoir est inexistante dans le groupe d'une vingtaine de femmes constituant l'association Lesbiennées, à Nancy. Danièle Baillon est présidente «parce qu'il en faut une, parce qu'il faut aussi un bureau légalement constitué, mais nos décisions se prennent de manière collégiale, nous sommes animées d'une vraie volonté de ne pas hiérarchiser les rôles». La langue de bois ne fait pas non plus partie des habitudes des Biennées, dont le mode de fonctionnement tranche avec celui de pas mal d'associations LGBT. Notamment dans le collectif lorrain d'organisation de la marche des Fiertés, dont elles font partie.

Parler au nom de toutes
«La conséquence, c'est que nous sommes parfois lentes à rendre une décision. Généralement, on explique le pourquoi, on débat de la question, on essaie de dégager un consensus. Ensuite, nous pouvons vraiment dire que nous parlons au nom de toutes ! Pour nous, c'est une force». Il faut dire que la raison d'être des Biennées est d'offrir un espace de paroles à des femmes lesbiennes, entre femmes lesbiennes. L'association a été créée avec cet objectif, en 1996, par Nathalie Arroyas et quelques amies adhérentes de l'association LGBT de la ville, Homonyme.

Les gays n'étaient pas prêts à soutenir les lesbiennes dans leurs combats
«A l'époque, on ne parlait pas des droits LGBT, mais des droits des gays et des lesbiennes, et les gays d'Homonyme ne voyaient pas l'intérêt de participer à des actions de défense du droit de la femme en général. Les Biennées ont été créées parce qu'il existait des combats qu'elles souhaitaient mener et que des hommes n'étaient pas prêts à suivre», assure Fanja Ravelonanosy, qui a rejoint l'association en 1998. Les réunions du jeudi soir, dans un sympathique café du centre ville de Nancy, ont rapidement attiré un nombre conséquent d'adhérentes. Pour des débats militants et des moments conviviaux. Actions pour la journée internationale du droit des femmes du 8 mars, lettre au maire de Nancy pour soutenir des prostituées harcelées par la police dans un quartier chaud de la ville, organisation d'une semaine culturelle gay et lesbienne à Nancy, en 2004.

LesBienNées cherchent un nouveau local
L'association a malheureusement commencé à perdre des membres en 2000, pour cause de changement de patron du café où les filles avaient l'habitude de se retrouver. Les réunions du jeudi soir ont été transférées chez AIDES, dans un lieu relativement sinistre situé dans un quartier excentré...AIDES a ensuite accueilli Lesbiennées dans ses nouveaux locaux du centre ville, mais la dynamique était brisée. Depuis le 1er octobre 2009, l'association ne dispose carrément plus de lieu de réunion hebdomadaire. Mais les discussions du jeudi soir sont sacrées! «Nous cherchons des lieux fermés, car les discussions sont plus libres quand nous sommes entre femmes. La parole n'est pas la même en présence d'un public...» Les rendez-vous sont donnés par SMS, par mail, dans des endroits occasionnels. Lesbiennées cherchent activement un local où pouvoir s'installer!

 Source: TÈTU

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